Lecture des livres dont vous êtes le héros
23 Juin 2013
Ce n'est pas en demeurant cloîtré dans le taudis qui vous sert de demeure que votre situation pourra s'améliorer. Vous poussez doucement la porte de votre masure. Le bois vermoulu proteste et l'huis s'écroule soudain. II n'y a plus rien à faire. Vous enjambez les planches pourries et vous vous engagez dans la rue du Cuivre. A peine vous êtes-vous éloigné de quelques pas qu'un rôdeur se faufile dans votre maison. Vous le laissez faire avec un sourire désabusé. Tous vos biens sont dans votre sac et il ne trouvera qu'une paillasse et de la vaisselle ébréchée. Vous arpentez les pavés gris quand un jeune garçon dégingandé à la mine blafarde vous crache au visage.
- Sale Habram ! éructe-t-il d'un air méprisant. Il s'efforce d'adopter les manières hautaines des riches riverains, mais ses vêtements élimés trahissent sa condition. Son père est tout au plus un tanneur ou un petit commerçant. Toutes ces années passées à Godorno vous ont appris à ignorer de telles insultes.
Si, malgré tout, vous ne pouvez plus supporter son attitude.