Lecture des livres dont vous êtes le héros
27 Février 2013
La main fait un bond en arrière et bat en retraite avec la célérité d'une monstrueuse araignée. « Je capitule ! » griffonne-t-elle dans la poussière avec un doigt. Vous la contemplez avec stupeur. Le doigt reprend ses travaux d'écriture.
« Cessez de me taper dessus en exhibant vos grandes dents, espèce de gros asticot ! En contrepartie, je vous rendrai un signalé service. Au cours de trois combats que vous choisirez vous-même, je me crisperai sur le cou de votre adversaire, ce qui non seulement lui fera perdre la moitié de ses POINTS DE VIE, mais encore l'occupera suffisamment pour que vous puissiez le frapper à deux reprises sans craindre de riposte. Qu'est-ce que vous en dites, mon mignonnet ? »
Certaines de ses expressions sont un peu surprenantes, probablement parce qu'elles reflètent la façon dont on parlait au temps de votre arrière-grand- mère, mais la proposition est claire et fort avantageuse.
— D'accord, répondez-vous avec magnanimité en lui marchant un peu sur les doigts pour qu'elle n'oublie pas qui commande. J'accepte votre offre.
Et vous glissez la Main du Diable dans votre poche, de façon à pouvoir l'en sortir rapidement lors du prochain combat difficile, car à ce moment-là, vous serez sûrement content qu'elle vous prête main-forte, ha ! ha !
Description du débarras :
Une fenêtre, dans le mur nord de cette pièce, domine ce qui paraît être un jardin à la française, mais les vitres sont tellement sales et la pièce si encombrée de bric-à-brac accumulé au cours des siècles qu'il est difficile d'en être certain. Des coffres, des caisses, des boîtes, des statuettes brisées, des meubles délabrés, des ornements poussiéreux emplissent presque tout l'espace disponible.