Lecture des livres dont vous êtes le héros
19 Avril 2013
Soudain, une flèche fend l'air et vient se planter dans votre épaule. La douleur vous coupe le souffle et vous perdez aussitôt 3 points d'ENDURANCE. « Astre d'Or ! s'exclame Urik d'une voix inquiète. Tiens bon ! » Vous serrez les dents et hochez la tête pour rassurer votre compagnon, mais une large tache rouge macule votre robe. Quant à l'Oxlo, il perd de plus en plus d'altitude et vous voici bientôt assez bas pour sauter au sol. Au signal d'Urik, vous tranchez la liane qui vous encorde et vous vous laissez tomber. Heureusement, votre chute est amortie par les hautes herbes du marais, et votre plaie ne s'ouvre pas davantage. Urik se précipite à vos côtés pour examiner votre blessure ; comme vous faites mine de retirer la flèche qui dépasse de votre épaule, il vous arrête de la main. « Non, dit-il, pas maintenant. Il faut d'abord faire des pansements d'herbes pour arrêter l'hémorragie et désinfecter, tu comprends ? » Vous acquiescez de la tête. « Viens, reprend le Sorcier, nous allons chercher les plantes qui guérissent. » Sur ces mots, Urik s'éloigne, les yeux rivés au sol, et vous le suivez, grimaçant de douleur. Au bout de quelques pas, vous parvenez à un ruisseau qui s'enfonce en serpentant dans les roseaux. Urik vous fait asseoir au bord de l'eau. « Je n'ai rien trouvé qui calme la douleur, mais je vais pouvoir te soigner quand même, vous dit-il. Et maintenant, courage, cela risque de faire mal. » D'une main sûre et rapide, Urik arrache la pointe de la flèche de votre épaule, et vous poussez un cri strident. Il déchire alors un pan de votre robe et tamponne fermement votre plaie avant de la laver à l'eau du ruisseau. A votre plus grande surprise, Urik recueille un peu de boue dans ses mains et en couvre votre blessure. La fraîcheur humide de ce pansement improvisé calme aussitôt le feu qui vous brûle et la boue, en séchant, stoppera l'hémorragie. Avec les lambeaux de votre manche, le sorcier vous bande ensuite l'épaule. « Est-ce que cela te soulage ? » vous demande-t-il. « Oui, Urik, je te remercie », répondez-vous. Urik vous tapote gentiment la main. « Ne me remercie pas, dit-il, ce n'est pas la peine entre nous. Les vieux Kundis savent guérir, la douleur devrait bientôt cesser. » Soudain, une plainte horrible, semblable à celle d'un animal qui hurle à la mort, déchire l'air. Le visage d'Urik s'assombrit et il vous aide à vous relever. Courbés en deux pour rester au couvert des roseaux, vous regardez dans la direction d'où provient ce cri atroce. Vous apercevez alors, debout dans une clairière à quelques centaines de mètres, un serf Chadakine qui semble terrorisé. L'homme retient à grand-peine deux chiens monstrueux qui tirent sur leur chaîne en grondant férocement. Ce sont des Terriers Magdi, des créatures abominables : chaque animal a deux têtes nanties d'une corne pointue, et leurs crocs démesurés dépassent de leurs babines qui s'agitent avec une gourmandise perverse. « Maître ! Maître ! crie l'esclave en se tournant vers un Chadakine de haute stature, les Magdi sentent quelque chose ! » L'officier Chadakine plisse des yeux et son visage s'illumine d'un sourire mauvais. Qu'allez-vous faire ?
Si vous désirez prendre la fuite en longeant le ruisseau.
Si vous préférez décocher une déflagration à longue portée à l'aide de votre Baguette de Sorcier.