Lecture des livres dont vous êtes le héros
12 Juin 2013
Vous sortez le Katar toujours enveloppé de tissu de votre sac tandis que le garde pose sa lance le long du mur, ouvre la porte et, les bras chargés de vos affaires, les dépose sur un bureau monumental. Le chef de police, juché derrière, interrompt sa conversation avec le capitaine des gardes pour vous toiser avec curiosité. Les sourcils froncés, le nez aquilin, les lèvres pincées, tout révèle en lui le petit nobliau imbu de ses fonctions. Sa mission accomplie, le factionnaire se retire aussitôt et referme la porte dès que vous êtes entré dans la pièce. « Ainsi tu désirais me voir, étranger. C'est désormais chose faite. Quel est le but de ta visite ? » Demande le grand personnage. Vous lui racontez vos mésaventures de la soirée précédente et l'assassinat de la matinée. Mais l'expression d'incrédulité qui se lisait sur son visage disparaît dès que vous posez le Katar Sacré devant lui et le déballez. Le chef de police et le capitaine des gardes restent tous deux bouche bée en contemplant l'arme couleur de nuit. « Le Katar Sacré ! S’exclament-ils, de concert. Comment est-ce possible?» Leur attitude à votre égard change subitement. L'ennui diffus de tout à l'heure fait place à une franche hostilité. Le chef de police ne semble aucunement satisfait de votre récit pourtant véridique et vous êtes bien en peine d'en imaginer un autre qui trouve grâce à ses yeux.