Lecture des livres dont vous êtes le héros
16 Août 2013
Quelques jours ont passé. Non sans mal, vous avez réussi à récupérer votre chariot, ce qui vous met à l'abri de toute mauvaise surprise. Des nouvelles vous sont parvenues selon lesquelles Boston est maintenant assiégée par les Rebelles : les forêts et les collines environnantes grouilleraient littéralement de Minutemen, comme si tous les hommes valides de la Nouvelle-Angleterre s'étaient donnés le mot pour affluer autour de la ville. D'autre part, bien que les Anglais aient anéanti la petite unité de Lexington dont vous faisiez partie, ils ont subi de lourdes pertes en revenant de Concord avec les rares armes qu'ils y avaient découvertes. Ce qui a convaincu, si besoin était, bon nombre d'Américains qu'ils n'étaient pas invincibles, et que le moment était des plus propices pour lutter pour leur liberté. Partout, dans le plus petit village, dans la ferme la plus isolée, on s'entraîne au combat, on fabrique armes et munitions, on s'équipe pour une guerre que l'on sait proche. Vos voisins se sont constitués en patrouilles pour surveiller la route de Boston. Et il ne se passe pas une journée sans qu'ils vous pressent de venir les rejoindre. Estimant que c'est là votre devoir, vous finissez par céder à leur demande. C'est ainsi que pendant une dizaine de jours, vous surveillez les abords de Boston, mais sans faits particulièrement marquants, si ce ne sont quelques coups de feu échangés avec les Tuniques Rouges chargés de défendre la ville. C'est alors que vous apprenez deux choses qui vont se révéler d'une importance primordiale pour l'avenir de votre pays — et le vôtre. Tout d'abord, un appel a été lancé au roi George, l'assurant de la fidélité des Américains, s'il consent à leur donner le minimum de libertés et de garanties auxquelles ils ont droit ; et surtout la prise de fort Ticonderoga par les miliciens de la Nouvelle-Angleterre, survenue le 10 mai ! Un fait d'armes incroyable et qui peut se révéler lourd de conséquences, car l'artillerie du fort est à présent entre les mains des Rebelles. Ces nouvelles ne sont pas sans entraîner une rude polémique dans votre groupe, comme chez tous les Rebelles d'ailleurs. Certains sont en effet d'avis de lever le siège de Boston, et de négocier une juste paix ; d'autres pensent qu'il faut profiter de cette victoire et que ce serait une erreur grossière que de lever le siège. Car alors, qui empêcherait les Anglais de réduire à merci les colonies américaines, l'une après l'autre ?