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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Avec d'infinies précautions, vous tournez les pages jaunies du journal. Le livre relate les observations quotidiennes d'un dénommé Georges Hindlett, ingénieur à la carrière de Bryn Coedwig, dans les années 1880. Les dernières pages du carnet attirent tout particulièrement votre attention. En effet, la belle écriture ronde du début du journal se transforme, à la fin, en pattes de mouche que vous avez bien du mal à déchiffrer. Voici ce que vous parvenez à lire : v 23 mars 1884.

... La maison est sérieusement endommagée. Tout un pan de mur s'est effondré et une partie du toit également. Chaque maison à Bryn Coedwig a plus ou moins souffert des secousses. Bien sûr, les villageois superstitieux attribuent tous nos malheurs à une vieille malédiction. Il n'en demeure pas moins que, pour toute personne

sensée, il est clair que nous avons été victimes d'un tremblement de terre...

25 mars 1884.

... Pour la première fois depuis la catastrophe, j'ai inspecté la mine. Curieusement, elle semble avoir été épargnée (ainsi que les grottes naturelles, du moins d'après ce que j'ai pu en voir). Mais je n'ai pas pu explorer la nouvelle galerie car une ignoble entité rampante a commencé à glisser vers moi. De plus, j'avais l'horrible sensation que quelque chose tapi plus loin, dans la galerie, m'observait...

26 mars 1884.

... Une atmosphère oppressante pèse sur le village. Tous les mécanismes sont tombés en panne (malgré cela, ma montre s'est remise à marcher aujourd'hui). Les gens qui ont tenté de fuir de Bryn Coedwig sont revenus plusieurs heures plus tard hébétés, en état de choc, incapables d'expliquer ce qui leur était arrivé...

27 mars 1884.

... Je les ai vus : d'abominables choses aux tentacules grouillants... des êtres inconcevables pour l'esprit d'un mortel. Quoi qu'il en soit, cette colonie de monstres rampants a été libérée parmi nous. Les mineurs et les ouvriers de la carrière sont en leur pouvoir et ils m'auraient taillé en pièces si je ne m'étais pas débattu comme un tigre, avant de m'enfuir vers le village...

29 mars 1884.

... Voilà maintenant une semaine que le tremblement de terre a eu lieu. Depuis aucune aide ne nous est parvenue du monde extérieur. Les habitants du village ont disparu dans la Vallée de la Carrière.

Quant aux fermiers de Ratgoed, ils ont perdu de nombreux moutons dévorés par les monstrueuses entités. J'ai, moi-même, reçu en pleine nuit la « visite » de choses reniflantes...

31 mars 1884.

... Cette nuit, je suis résolu à agir. J'ai l'intention d'entrer dans la mine et d'obstruer l'entrée de la nouvelle galerie car c'est de là que vient l'abomination.

A cette fin, j'ai rassemblé un équipement qui, je le pense, sera efficace pour lutter contre la terreur : des sachets de gros sel, une bouteille d'acide sulfurique, mon revolver de service et plusieurs bouteilles d'huile pour ma lampe. J'ai aussi fait l'acquisition de plusieurs bâtons de dynamite...

Le journal s'achève ici, au 31 mars.

Si vous avez pris connaissance de ce journal avant de vous retirer dans votre chambre.

Si vous l'avez lu à la demande de Petrie-Smith.

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