Lecture des livres dont vous êtes le héros
27 Janvier 2013
Une faible lumière qui filtre par un soupirail éclaire le cachot où vous êtes tous les trois enfermés. A en Juger par l'obscurité qui augmente peu à peu, la nuit tombe. Vous êtes assis en silence dans cette pénombre lorsque la porte s'ouvre enfin ; c'est Furyos le Court que l'on vient chercher. Une demi-douzaine de gardes l'emmènent vous ne savez où.
— Ils vont sans doute l'enfermer dans la Tour du Carillon de la Mort, dit Gayok le Preux d'une voix faible.
On dirait qu'il a encore vieilli depuis tout à l'heure, comme si ses dernières forces l'abandonnaient peu à peu.
— Tenez, dit-il, j'ai réussi à cacher à mes geôliers ce flacon qui contient une Potion d'Énergie des Sept Clartés.
Gayok le Preux vous tend un petit flacon qui contient un liquide irisé. Les Sept Clartés ! Aussitôt vous reviennent en mémoire des images du lac du même nom ; vous préféreriez sans nul doute vous trouver sur ses rives en ce moment même plutôt qu'au fond de ce cachot sinistre.
— Buvez cette Potion, vous en aurez besoin, poursuit Gayok le Preux. Elle m'est inutile, désormais, je crois que je vais bientôt savoir ce qu'est la mort... Vous essayez de le rassurer mais, en fait, il n'est pas inquiet ; seul lui importe le but de la mission qu'il devait accomplir. Devant son insistance, vous buvez la Potion qui vous rend 7 points de FORCE.
— A présent, écoutez-moi, reprend Gayok. Si jamais vous survivez à l'épreuve du Carillon de la Mort, si jamais vous parvenez à détruire ces maudits carillons, vous aurez la tâche de remplir à ma place la mission qui m'incombait. Je vais donc vous la révéler...
Malheureusement, il est interrompu à ce moment par des gardes qui, cette fois, viennent vous chercher, vous, pour vous emmener dans la Tour du Carillon.
— Allez, suivez-nous, lance un garde, le Maître vous attend.
Les hommes d'armes ne vous laissent même pas le temps de faire vos adieux à Gayok le Preux. Vous maintenant par les deux bras, ils vous poussent sans ménagement le long du couloir. Bientôt, vous arrivez dans un salon confortable où vous attend Gouttard de Malgrâce. Un sourire aux lèvres, il se délecte visiblement du pouvoir qu'il exerce sur vous.
— Il va falloir dire adieu à votre jeunesse, déclare-t-il d'un ton amusé. Mais avant de vous laisser aux prises avec le Carillon de la Mort, je suis disposé à satisfaire votre dernière volonté, si elle n'est pas trop déraisonnable, bien entendu...
Si vous possédez au moins cinq ingrédients nécessaires à la fabrication de la Juventiane.