Lecture des livres dont vous êtes le héros
23 Août 2013
Les empreintes de pas que votre voleur laisse dans la poussière vous indiquent, à travers le dédale des ruelles, l'itinéraire qu'il a emprunté. Ce qui vous permet de le suivre, sans ralentir votre allure, jusqu'à un imposant bâtiment de pierre. Un édifice religieux, très certainement, mais construit à la manière des châteaux forts : mêmes tours cernées d'escaliers d'accès en spirale imitant quelque serpent enroulé autour d'une branche ou d'un tronc. En haut des murs crénelés, des gargouilles hideuses aux gueules béantes contemplent d'un air farouche les alentours. Vous avisez alors la porte d'une écurie au pied de la muraille. Elle est entrebâillée, et sans doute l'homme est-il passé par là. Sans hésiter, vous vous glissez dans l'ouverture. Les chevaux hennissent dans leurs stalles sur votre passage. Vous avez juste le temps d'apercevoir une ombre disparaître dans une trappe à demi dissimulée sous des gerbes d'orge. Rapidement vous les écartez, de manière à pouvoir coller votre oreille contre le panneau de bois. Le bruit des pas qui s'éloignent laisse supposer que vous pouvez maintenant ouvrir cette trappe en toute sécurité. Ce que vous faites vivement pour découvrir des marches de pierre luisante s'enfonçant dans la pénombre sous l'inquiétante église. A intervalles réguliers, des ouvertures ménagées dans le plafond laissent filtrer la lumière du jour. Celle-ci, bien que faible, vous permet de distinguer bientôt les silhouettes de deux hommes dévalant l'escalier devant vous. L'un est votre voleur, et vous remarquez que son compagnon est revêtu d'une ample robe de couleur grise. L'escalier finit par déboucher dans une vaste cave voûtée que les deux fuyards traversent en courant pour disparaître dans un sombre recoin. Une porte claque. Un verrou se ferme. Vous vous arrêtez essoufflé. Dès lors, votre poursuite vous semble vaine. Désappointé, vous vous avancez vers l'endroit d'où le bruit est provenu, et vous vous retrouvez presque face à face avec une jeune femme d'une grande beauté, portant une armure constituée de pièces disparates. Son visage est hostile et empreint d'un rare dédain. C'est elle, vous le comprenez alors, qui a fermé la porte et poussé le verrou. Non seulement vous avez échoué dans votre poursuite, mais vous semblez bel et bien pris au piège ! « Votre renommée est fameuse de par le monde, Ninja. Dommage que vous ayez rencontré un de nos amis non loin de la Passe de la Fortune. Il s'appelait Olvar, si vous vous souvenez... un fort aimable barbare du Nord », vous dit-elle, avec un sourire sardo- nique, alors que son regard, soudain, paraît se fixer sur un point situé derrière votre dos. Vous tournant d'un bloc, vous sursautez en découvrant les deux hommes que vous poursuiviez. Le compagnon du voleur est à l'évidence un magicien. Un anneau d'or pend à son oreille droite, et des signes cabalistiques sont brodés sur sa robe grise. A la dureté de leurs regards, il vous semble qu'aucun d'entre eux n'est capable de la moindre affection, même envers ses propres compagnons. La femme dit s'appeler Cassandra. Les hommes doivent être les deux personnages mentionnés avec elle sur l'avis de recherche placardé au-dehors : Tyutcheff et Thaum ; ceux-là mêmes qui, en compagnie d'Olvar, ont assassiné Aurora, la Grande Prêtresse de l'Ordre Illustre. Cas- sandra ajoute qu'il est temps pour eux de venger la mort d'Olvar. Tyutcheff dégaine alors son épée à double tranchant, tandis que Cassandra tire la sienne de son fourreau.
Allez-vous protester en disant que vous n'avez jamais tué personne de votre vie,
lancer un Shuriken sur l'un d'entre eux, s'il vous est possible de le faire,
utiliser une arme quelconque que vous auriez en votre possession