Lecture des livres dont vous êtes le héros
11 Février 2013
Le colonel Stuart vous mène à d'autres écuries dans lesquelles il loue deux stalles. Celles-ci sont aussi propres et bien tenues l'une que l'autre, et une sellerie impeccable abrite un lit pliant sur lequel couche le palefrenier. Les deux employés de Stuart vous attendent. Henry Raines, l'entraîneur, est un homme maigre, sec, avec un nez en bec d'aigle et de petits yeux perçants. Il semble très qualifié. A côté de lui, John Oliver, le palefrenier, est en tenue de travail. Avec son visage ouvert et ses joues rouges, c'est un ouvrier comme un autre.
- Ce monsieur est un détective, annonce le colonel Stuart. Il est évident qu'Irish Star a été victime aujourd'hui d'une machination quelconque desti-née à le ralentir, et je l'ai chargé de procéder à une enquête.
- Une enquête ? Riposte Raines les yeux flamboyants. Faut-il en conclure que vous nous soupçonnez d'avoir fait quelque chose au cheval, monsieur ?
- Non, pas du tout, le rassure Stuart. Je vous expliquerai. Il vaut mieux que vous commenciez par Oliver, vous dit le colonel.
Vous faites signe à John Oliver qui vous suit dans une stalle vide.
- Vous savez, M. Oliver, il va falloir m'aider, parce que je ne connais strictement rien à l'entretien des chevaux de course et aux fonctions de ceux qui s'en occupent, dites-vous, pour le mettre à l'aise. Il me faut des renseignements précis si je veux avoir une chance de démêler cette affaire.
- Bien sûr, patron, répond le palefrenier avec empressement. Je suis toujours heureux de rendre service. Posez vos questions, je vous expliquerai tout ce que vous avez besoin de savoir.
- Merci, dites-vous. Je ne manquerai pas de faire part de votre bonne volonté au colonel Stuart. Tout d'abord, quelles sont au juste vos occupations, en tant que palefrenier ?
- A peu près celles que vous pensez, patron, répond Oliver. Le matin, je nettoie la stalle et j'y mets de la paille fraîche. Je donne à manger au cheval, et parfois je lui fais prendre un peu l'air. Mais les jours de course comme aujourd'hui, M. Raines envoie un de ses lads le promener avant l'épreuve, pour que j'aie le temps de tout briquer avant qu'il ne regagne sa stalle. Et puis, évidemment, je le panse deux fois par jour, je le tiens aussi propre qu'un sou neuf.