Lecture des livres dont vous êtes le héros
31 Mars 2013
Comment faire pour connaître l'adresse de feu Thibaud de Ponsac ? C'est en effet en prenant des renseignements dans son voisinage que vous aurez une chance de retrouver la trace du domestique que vous cherchez. Vous réfléchissez un instant et une idée vous vient : les cochers de fiacre doivent tout savoir des rues et des maisons de la capitale, aussi, pourquoi ne pas demander ce renseignement à l'un d'eux ? Après dix bonnes minutes d'attente, vous finissez par trouver un fiacre libre que vous hélez. Le cocher s'arrête à votre hauteur.
— Vous allez où ? demande-t-il d'une voix bourrue. Je voudrais un renseignement, lui dites-vous.
— Un renseignement ? Pas le temps ! réplique-t-il avec humeur, j'ai fini mon service, je rentre sur Gentilly ; vous voulez que je vous emmène à Gentilly ?
Non, je n'ai rien à y faire.
— Alors, allez au diable !
Sans ajouter un mot, il fouette son cheval et démarre en trombe, vous éclaboussant au passage. Vous espérez que tous les cochers de fiacre parisiens ne sont pas semblables à ce malotru, sinon, vous aurez quelque difficulté à obtenir ce que vous cherchez. Après une nouvelle attente de dix minutes, vous parvenez à arrêter un autre fiacre.
— Ouais, c'est pour quoi ? demande le cocher.
— Je voudrais un renseignement, répétez-vous, je cherche la maison où habitait feu Thibaud de Ponsac. L'homme fronce les sourcils.
— Celui qu'a été assassiné ? Lui-même.
— Mon pauvre Monsieur, on voit bien que vous n êtes pas de Paris ! s'exclame le cocher en éclatant de rire.
Et pourquoi cela ? interrogez-vous d'un air vexé.
— C'est qu'il habitait loin d'ici, votre Ponsac, vous ne trouverez jamais tout seul. Mais si vous voulez je vous emmène. Laissez votre cheval ici, je vous conduis là-bas, je vous attends et je vous ramène. Il vous en coûtera 1 louis.
Un louis ? C'est cher ! protestez-vous.
— C'est bien ce que je disais, vous n'êtes pas de Paris, sinon, vous trouveriez ça très bon marché, au contraire.
Vous hésitez un instant. Que faire ?