Lecture des livres dont vous êtes le héros
9 Mai 2013
- Tu as mille fois raison ! s'écrit Ménélas. Et ton avis ne fait que confirmer le mien. La preuve en est que j'avais déjà tout arrangé Suis-moi et regarde bien ce qui va arriver.
Quelque peu penaud, vous vous mêlez aux rangs de ses soldats, pour vous retrouver face à Pâris fièrement campé sous les murailles de Troie, les poings sur les hanches, à la tête de ses guerriers ne demandant qu'à en découdre. Le temps semble s'être arrêté. Plus un mouvement, plus un bruit. Jusqu'à ce que, soudain, Ménélas dégaine son épée et se rue vers Pâris. Le Troyen l'a vu se précipiter vers lui, et pourtant il n'esquisse pas un geste. Plus étrange, encore : il semble d'un coup se dissoudre dans l'espace au moment même où Ménélas allait lui fracasser le crâne. Une nuée évanescente s'élève alors au-dessus du champ d'une bataille qui n'aura jamais lieu, frémit, hésite, puis disparaît derrière les épaisses murailles de la ville de Troie.
Ménélas s'est figé, l'épée toujours levée. Et ce n'est qu'au bout de longues minutes qu'il semble reprendre vie. Lentement, sa main s'abaisse. Plus lentement, encore, il se tourne vers vous :
- Et, bien entendu, tu peux m'expliquer ce qui vient de se passer? vous demande-t-il d'une voix d'outre-tombe.
- Heu... peut-être la méditation transcendantale?... risquez-vous.
- Absurde ! hurle Ménélas en reprenant ses esprits. C'est Aphrodite ! Aphrodite seule peut réussir ce genre de magie ! Si nous voulons nous débarrasser à tout jamais de cette plaie que représentent Troie et tous ceux qui l'habitent, hurle-t-il encore plus fort, s'arrachant les cheveux et frappant le sol à coups de pieds redoublés, nous n'avons plus que trois solutions. Reprenant son souffle, essuyant des larmes de rage, il précise d'une voix à la colère contenue : - Attaquer ! Battre en retraite ! Ou imaginer une ruse si perfide que... A toi de choisir !
Alors, allez-vous lui conseiller