Lecture des livres dont vous êtes le héros
19 Août 2013
Tandis que les Anglais font feu sans relâche, vous allez vous-même aider vos canonniers à recharger leurs pièces et à tirer. Nombre de vos hommes ont été tués, mais il n'est pas question d'abandonner le reste de l'arrière-garde. Vous devrez combattre jusqu'à la mort si nécessaire. Les heures passent, interminables, et la bataille inutile se poursuit. Avec un feu aussi nourri, c'est un véritable miracle que les Anglais n'aient pas encore réussi à couler un seul navire de votre arrière-garde. Les dégâts, cependant, sont importants : l'un de vos mâts a été brisé net par un boulet et la coque du San Nicolas est trouée en plusieurs endroits; mais fon heureusement au-dessus de la ligne de flottaison. Le reste de l'Armada a disparu à présent, lancée à la poursuite de quelques vaisseaux anglais qui tentaient de s'éloigner de Plymouth, vous laissant affronter seuls, Recalde et vous, le plus gros de la flotte ennemie. Soudain, un boulet de canon atterrit à quelques pas de vous. Des débris de bois jaillissent en tous sens, vous blessant à la jambe. Voilà qui vous coûte 2 points d’endurance. Vous vous traînez sur le pont, à la recherche de quelqu'un qui pourrait vous aider à bander la blessure, et vous apercevez alors l'Armada qui revient vers vous. Elle est précédée de quatre galéasses - des galères à voiles - manœuvrées par leurs rameurs qui doivent ramer vent debout pour vous rejoindre. L'une d'elles s'approche de votre navire ; un marin vous lance un câble et vous rassemblez quelques-uns des hommes qui vous restent pour l'attacher solidement à l'avant du San Nicolas. L'opération terminée, la galéasse, prenant de grands risques pour elle-même, entreprend de vous remorquer à bonne distance des Anglais. Vous donnez l'ordre d'établir autant de voiles qu'il est possible, mais le résultat est bien modeste. Privé d'un grand nombre de ses matelots, une bonne partie de son gréement détruite, le San Nicolas n'est plus que l'ombre de lui-même. Finalement, la galéasse parvient à vous éloigner des Anglais et à vous ramener parmi les autres vaisseaux de l'Armada.