Lecture des livres dont vous êtes le héros
5 Avril 2013
La nuit est déjà bien avancée. La rage au coeur, vous somnolez, allongé sur une planche de bois fixée au mur de votre cellule, et qui fait office de couchette. Chargé de vous surveiller, l'adjoint au shérif, vautré dans un fauteuil, dort comme une souche, la bouche ouverte, en ronflant bruyamment. Soudain, vous entendez un chuchotement. Quelqu'un vous appelle.
— Senor... Senor...
Tout d'abord, vous avez l'impression que ce murmure n'est qu'un rêve, puis vous sortez brusquement de votre demi-sommeil et vous tournez la tète vers les barreaux de votre prison. Dans la faible lumière diffusée par une lampe à pétrole, vous distinguez une silhouette. Vous vous levez et vous vous approchez : c'est le jeune Mexicain qui avait essayé de vous voler vos dollars !
— Qu'est-ce que?... vous étonnez-vous.
— Chut. Senior, il ne faut pas le réveiller, coupe le jeune garçon en désignant d'un geste de la main l'adjoint au shérif. J'ai réussi à prendre les clés, je vais vous ouvrir.
Avec des gestes précautionneux, le jeune Mexicain glisse alors une grosse clé dans la serrure de la grille qui ferme votre cellule et parvient à vous libérer. Il vous fait signe de le suivre et vous traversez tous deux le bureau du shérif sur la pointe des pieds. L'adjoint, plongé dans son sommeil épais, continue de ronfler sans rien remarquer. Quelques instants plus tard, vous vous retrouvez au-dehors. dans la ville silencieuse et déserte.
— Je vous ai amené votre cheval, chuchote le Mexicain, je lui ai même donné à manger.
Voilà une excellente initiative, car. grâce à ce repas, votre monture a repris 2 points de FORCE, ce qui lui fait le plus grand bien.
— Mais... Pourquoi m'as-tu aidé? lui demandez- vous, intrigué. Tu as pris de grands risques...
Vous avez été très généreux avec moi, Senor. répond le garçon. Vous m'avez pardonné de vous avoir volé et vous avez eu pitié de ma misère. Vous ne vous êtes pas contenté de me donner 1 ou 2 dollars. comme d'autres auraient pu le faire. Alors, quand j'ai appris que vous étiez en prison, j'ai voulu vous prouver ma gratitude en vous aidant à vous évader. Venez, il faut vous dépêcher de quitter la ville, maintenant.
Il a raison : le temps presse. Vous le remerciez donc chaudement et vous pouvez même lui donner encore quelques dollars pour le récompenser, si toutefois vous en avez les moyens... Vous quittez ensuite Albuquerque en prenant la précaution de ne pas emprunter la grand'rue. de peur qu'on ne vous aperçoive à la clarté de la lune. Quelques minutes plus tard, vous vous éloignez au grand galop sur un chemin orienté à l'est. Vous parcourez ainsi plusieurs miles et vous décidez alors de vous arrêter pour passer là les dernières heures de la nuit. Dans la prison, on vous a donné à manger, mais ce repas était si maigre qu'il ne vous a pas permis de reprendre le moindre point de FORCE. Vous dormez encore trois heures, puis, le soleil s'étant levé, vous vous remettez aussitôt en chemin.