Lecture des livres dont vous êtes le héros
20 Février 2013
Vous reprenez votre souffle, assis sur une pierre. Cette épreuve vous a épuisé et vous observez avec dégoût la scène qui se déroule maintenant sous vos yeux. Sous la masse indistincte de chair et d'acier que forment les corps des deux prisonniers qui ont survécu à la bataille, vous devinez le corps d'un soldat pour lequel vous ne pouvez plus rien. Leur triste besogne achevée, les deux hommes s'approchent de vous. Une profonde balafre, qui part du front pour achever sa course à la pointe du menton, déforme le visage de celui qui vous adresse la parole tout en désignant d'un mouvement de tête le corps de l'homme au fouet.
— Dépêche-toi de nous détacher ! La clef de nos cadenas se trouve sur le cadavre de cette ordure. Sans répondre aux injonctions de cet homme aux vêtements sales et à l'aspect repoussant, vous observez le champ de bataille. Quel carnage !
— Mais dépêche-toi donc, abruti ! Tu auras ta part de butin. Une moitié pour toi et une moitié pour nous.
Des pillards ! Ces prisonniers n'étaient que de misérables pillards... Vous vous levez lentement, vous vous approchez du corps de l'homme au fouet, vous prenez le trousseau de clefs dans sa poche et le jetez, aussi loin que possible, en direction de la Vallée du Sel.
— Cherchez-le donc vous-mêmes !
Tandis que son compagnon part à la recherche du trousseau de clefs, le balafré vous adresse un regard brûlant de haine. Sur un ton menaçant, il ajoute :
— La confrérie des pillards te retrouvera, petit diable ! J'ai une dette envers toi et je ne quitterai pas ce monde avant de te l'avoir payée ! Une fois le balafré parti à la suite de son compagnon, vous regagnez la Porte du Levant, fatigué et amer. Le fouet que vous glissez à votre ceinturon vous rappellera, à l'avenir, qu'il faut faire preuve d'une plus grande méfiance vis-à-vis du comportement des hommes de ce monde. Fin d'Exploration. Rendez-vous à la Porte du Levant.