Lecture des livres dont vous êtes le héros
17 Novembre 2013
L'architecture du temple shaman de Lilethus, avec ses énormes blocs de pierre non équarrie, n'a rien de commun avec les lignes classiques du temple de Minerva, qui se dresse à moins d'un kilomètre de là. Et pourtant, même dans cet espace grossier, la déesse est présente sous la forme d'une élégante statue de marbre, dans le hall d'entrée. A l'intérieur du temple, en revanche, Lilethus lui-même règne sans partage. Les statues du dieu sont partout, avec ses sourcils épais, son corps musclé, menaçant, puissant. Loup*Ardent se sent curieusement à l'aise en leur présence. Elles lui rappellent les lieux de son enfance dans le Désert Profond. Rien n'a l'air très organisé ici. Le temple est ouvert lu public mais il n'attire pas les foules comme le temple de Minerva. La demeure de Lilethus est certes très animée, mais la plupart de ceux qui vont et viennent sont des moines de l'ordre de Lilethus, ou des magiciens Shaman de très haut rang, Ne sachant que faire, Loup*Ardent arrête un sorcier et lui demande où il pourrait rencontrer Ben beni bar Jaïn.
— Cette porte, dit l'homme en tendant le doigt, sans ralentir pour autant son allure.
Loup*Ardent suit son conseil, Il n'avait aucune idée de ce qu'il allait trouver derrière cette porte mais il est sidéré par ce qu'il y voit : deux moines en train de jouer aux dés. Loup*Ardent tousse poliment et l'un des moines lève les yeux sur lui.
— Que puis-je faire pour vous, Sorcier ? Ou guerrier, peut-être ?
— Les deux sans doute, répond Loup*Ardent. Je cherche le sorcier Shaman Ben beni bar Jaïn.
— Comme tout le monde, dit le moine. La question est plutôt : vous cherche-t-il ? Je m'explique ; vous a- t-il accordé un rendez-vous ?
Comme mentir ne servirait à rien, Loup*Ardent fait non de la tête.
— Alors vous allez rencontrer quelques difficultés, dit le moine, car il est improbable qu'il trouve une minute pour vous.
— Improbable ?
— Improbable, mais pas impossible. Avez-vous de l'influence sur ceux qui ont son oreille ?
— Je suis étranger à Pélimandar. Je ne connais personne de son entourage. Le moine sourit,
— Si, vous me connaissez, moi. J'ai son oreille. En fait je suis son cousin. Il lève la main en signe de refus. Inutile de me proposer un pot-de-vin, car nous autres, moines, avons fait vœu de pauvreté. Tant pis pour nous. Loup*Ardent lui retourne son sourire.
— Alors comment puis-je vous influencer en ma faveur, Noble Moine ? Le cousin de bar Jaïn jette un coup d'œil sur les dés.
— Vous avez la mine d'un joueur, Étranger. Moi, je suis enragé de jeux. Si vous me battez aux dés, sans faire intervenir la magie ni aucune pierre de Chance ni rien de ce genre, j'organiserai tout. Je vous le promets.
— D'accord ! lui répond sans hésiter Loup*Ardent.
La bizarrerie de ces moines est sans limite mais au moins notre héros a-t-il une chance d'avancer. Mais attention, c'est quitte ou double.
Lancez deux dés pour le moine et deux dés pour Loup*Ardent. Les chiffres obtenus ne peuvent être modifiés par quoi que ce soit.