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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Sitôt mon adversaire mis hors d'état de nuire, je pris conscience du silence qui régnait désormais à l'étage. Seuls me parvenaient des cris en provenance de l'extérieur et les voix des femmes restées dans la salle de bar. Je passai rapidement dans chaque chambre pour découvrir quatre Zalténites et six villageois, tous baignant dans leur sang. Ce spectacle
me fit frémir. Combien d'hommes, de femmes et d'enfants allaient périr aujourd'hui ? Quel serait le prix à payer pour obtenir une hypothétique liberté ? Sentant la nausée me gagner, je détournai les yeux des cadavres pour regagner les marches. Je savais au fond de moi que ces atermoiements n'étaient pas de mise car les habitants d'Asguenn n'avaient pas le
choix. Nul peuple ne pouvait vivre dans de telles conditions et n'importe quelle autre communauté aurait eu la même réaction pour échapper à la tyrannie de ces pillards esclavagistes.
Je m'inquiétai alors pour Ana et redescendis les marches en trombe afin de la retrouver. Elle ne se trouvait plus dans la salle de bar. Je sortis puis traversai la route pour interroger quelques villageois blessés qui s'étaient abrités dans l'ombre d'un baraquement. Mais aucun d'entre eux n'avait récemment croisé la jeune femme.
Des éclats de voix en provenance de l'arrière du manoir attirèrent soudain mon attention. Je vis Siméon sortir de la grande bâtisse en compagnie de plusieurs acolytes tandis qu'un petit groupe de pillards s'éloignaient du village à toute allure. Le tavernier m'aperçut et désigna
de l'index les fuyards.
− C'est leur chef. Il ne faut pas qu'il s'échappe !
Les villageois partirent alors en chasse des Zalténites sans vérifier si je les suivais. Mais j'avais compris combien il était vital d'arrêter ces hommes avant qu'ils n'alertent leurs comparses restés dans la forêt ou dans les mines, aussi m'élançai-je pour rattraper Siméon.
Alors que je franchissais de nouveau la rue, un pillard équipé d'une arbalète me prit pour cible.

Si Joan possède un porte-bonheur.

Sinon, lancez les dés.

Si vous obtenez 2 ou 3,

de 4 à 7,

de 8 à 12.

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