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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Accompagné d'un autre volontaire, vous suivez l'homme et ses gladiateurs à l'intérieur de l'édifice par une entrée annexe souterraine. Après avoir traversé un long couloir, il vous demande de patienter dans une salle en attendant votre tour.

A l'intérieur une dizaine d'autres hommes sont déjà là, affairés à s'échauffer et à s'équiper d'armes et autres pièces d'équipement laissés à leur disposition avant le combat.

Vous vous appuyez contre un mur de la pièce, songeur. En vous demandant si vous devrez eux aussi les combattre. Qu'est-ce qui peut bien pousser des hommes, libres apparemment, à venir risquer leur vie pour un quelconque prix ?

Le portrait idyllique d'Alderim que vous avait brossé Aldugard semble au final bien incomplet, et masquer bien des cruautés et des imperfections sous la couche de verni dans cette partie du monde prétendument bienveillante. Les démons eux au moins assument cette nature qui les porte à pratiquer le mal, à asservir les autres ou à les massacrer, et ne prétendent rien d'autre.

Et alors que vos pensées vous enivrent d'un profond sentiment de dégoût, un jeune elfe en tenue légère, armé d'un arc et de flèches s'approche de vous. Ses traits sont fins, ses yeux noirs, ses long cheveux aussi bruns que sa peau est hâlée. Il y a quelque chose chez lui qui rappelle encore l'enfance.

-Mon oncle Ondal a déjà participé à ce type d'épreuves dans sa jeunesse vous savez, c'est grâce à ça qu'il a pu acheter sa ferme. Quant à moi je me nomme Fanior ! Ses grands yeux brillent de malice et un sourire complice accompagne ses dires.

-Et épris d'un stupide rêve de gloriole tu es venu ici pour te faire tuer, rétorquez-vous avec mépris, irrité jusqu'aux poils.

-Pour sûr non ! Je peux abattre une mouche entre les deux yeux à cent lieues à la ronde ! Renchérit-il en gonflant sa poitrine.

Et tandis qu'il pérore avec enthousiasme sur ses futurs exploits, voyant sans doute en vous un aventurier confirmé - les aventuriers dépassant la trentaine à Alderim étant, par définition, suffisamment adroits pour avoir su survivre - un sentiment étrange vient troubler le lac de noirceur qui recouvre votre cœur. Si une partie de vous aurait bien envie de lui encastrer brutalement la tête dans le mur pour le faire taire, une autre cependant éprouve de la sympathie pour ce jeune elfe plein de vitalité adolescente et bavard comme une pie. Et c'est précisément ce conflit en vous qui vous irrite autant !

En signe d'acquiescement vous grognez un «hmpft» et croisez les bras.

Si vous voulez en profiter pour lui demander s'il sait quelles épreuves vous attendent,

si vous préférez l'attraper par le col et lui dire de vous laisser en paix.

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