Lecture des livres dont vous êtes le héros
25 Mars 2014
Je ressentis une douleur cuisante lorsqu'un disque me trancha les chairs en haut de ma cuisse droite avant de se perdre dans les buissons non loin d'Ana. Cette dernière se retourna en entendant mon cri de douleur mais je la pris par le bras et continuai à courir malgré ma souffrance. Joan perd 5 points de Vitalité. Même si je sentais le sang dégouliner de la blessure, je serrai les dents pour ne pas ralentir l'allure.
− Ils vont nous rattraper si nous continuons par là, haleta la jeune femme. Suis-moi !
Elle quitta soudain la piste en sautant agilement par-dessus un buisson de fragon et nous nous enfonçâmes tous deux dans le sous-bois encombré. Notre progression y était moins aisée et plus dangereuse mais nos poursuivants subissaient évidemment les mêmes contraintes. Au sein de cette végétation touffue et à la seule lueur des étoiles, les Zalténites
devaient de surcroît avoir quelques difficultés à nous repérer. J'en étais même à me demander s'ils n'avaient pas déjà perdu notre piste, dans l'hypothèse où ils ne nous auraient pas vu quitter le sentier, quand je vis Ana disparaître devant mes yeux. Une seconde plus tard, je dévalai à mon tour cul par-dessus tête une pente abrupte et ma course incontrôlée s'arrêta dix mètres plus bas au fond d'un minuscule vallon. Je me hissai
sur les coudes pour constater avec soulagement que je ne souffrais que de contusions bénignes. Joan perd néanmoins 1 point de Vitalité. Ana s'approcha de moi en rampant.
− Tu n'as rien ? me chuchota-t-elle.
− Non, ça va. Et toi ?
Elle me rassura d'un bref hochement de tête avant de lever les yeux en direction des cris de nos poursuivants. Nous écoutâmes avec inquiétude leur progression mais il me sembla qu'ils s'éloignaient de notre position. Si j'avais été seul, j'aurais attendu prudemment qu'il règne un silence complet avant de sortir de la combe mais Ana était pressée de repartir.
− Il faut y aller. J'ai peur qu'ils envoient des renforts pour surveiller l'endroit où est retenu Siméon s'ils nous savent dans le coin.
− Siméon ?
− C'est mon père. Il a toujours voulu que je l'appelle par son nom et que je le tutoie, me confia-t-elle avec un fier sourire.
Si Joan accepte de prendre le risque de se diriger tout de suite vers la prison de Siméon.