Lecture des livres dont vous êtes le héros
30 Mars 2014
Je n'avais repris ma route que depuis quelques minutes quand les bas nuages gris qui
menaçaient depuis le début de matinée se déchirèrent pour déverser d'énormes flocons.
Le vent forcit dans le même temps et je me retrouvai rapidement au coeur d'une violente
tempête de neige, sans le moindre bosquet ni la plus petite grotte pour me mettre à l'abri.
Je n'eus d'autre choix raisonnable que de regagner en courant la ferme et d'y demeurer en
attendant que les intempéries se soient calmées.
Je profitai de ma pause forcée pour dénicher d'autre nourriture et me restaurer devant un
petit feu de cheminée. Le guerrier à qui j'avais ôté la vie avait en effet eu la bonne idée
d'entreposer une réserve de bois sec à l'intérieur. La tempête ne faisait pas mine de
s'éloigner. Je sortis à plusieurs reprises mais dus chaque fois me faire une raison et ronger
finalement mon frein pendant plusieurs heures.
Une accalmie survint enfin en milieu d'après-midi. Quelque peu irrité d'avoir perdu un
temps si précieux, je me remis en route à travers de véritables congères qui fondaient déjà
sous les rayons d'un soleil ressuscité. Les collines alentours étaient toutes drapées d'un
manteau blanc mais la beauté de cette campagne hivernale ne me distraya guère de mes
sombres pensées. Mon humeur s'améliora lorsque je découvris une piste de chevriers,
assez caillouteuse pour ne pas s'être transformée en bourbier avec la fonte de la neige.
Elle prenait la direction approximative de Kalfirk et se perdait en multiples
circonvolutions. La pente en était d'autant plus douce et je progressai donc d'un bon pas
avec pour seule compagnie les nombreux troupeaux de moutons ou de chèvres qui
s'éloignaient à mon approche, personne ne semblant être affecté à leur surveillance.
Comme le crépuscule approchait, le froid et mon rythme de marche rapide firent bientôt
gargouiller mon estomac. Enlevez un repas du sac à dos ou Joan perd 3 points de Vitalité.