Lecture des livres dont vous êtes le héros
25 Mars 2014
Ma charge avait obligé le Zalténite à reculer vers la fenêtre ouverte. Lorsque je parvins à lui infliger une grave estafilade le long de sa mâchoire, il chancela puis bascula par l'ouverture en poussant un hurlement. Je m'approchai pour voir l'homme allongé dans l'herbe sur le dos, les bras en croix. Une échelle de bois reposait non loin de lui tandis qu'un petit groupe de pillards s'éloignait d'Asguenn en emportant diverses marchandises. Il me fallait prévenir Siméon au plus vite. Mais lorsque je ressortis de la pièce, lui et les villageois rescapés se bousculaient pour dévaler l'escalier. Je fonçai jusqu'à la balustrade du palier pour le héler
et il s'arrêta un instant pour lever la tête vers moi.
− Il y en a qui s'enfuient par derrière ! l'avertis-je.
− J'ai vu. C'est leur chef. Il ne faut surtout pas qu'il s'échappe !
Il franchit alors la porte du manoir à la suite de ses hommes, sans attendre de voir si j'allais les suivre. Mais j'avais compris combien il était vital d'arrêter ces gredins avant qu'ils n'alertent leurs comparses restés dans la forêt ou dans les mines, aussi m'élançai-je pour rattraper Siméon. Alors que je franchissais à mon tour le seuil de l'entrée, un pillard équipé d'une arbalète me prit pour cible.
Si Joan possède un porte-bonheur.
Sinon, lancez les dés.