Lecture des livres dont vous êtes le héros
29 Mars 2014
La petite pièce était plongée dans la pénombre mais un rapide coup d'oeil me permit de
constater qu'elle était vide. Je me glissai alors derrière le battant de la porte puis attendis.
Après une minute d'immobilité totale, j'entendis un léger glissement en provenance du
couloir qui trahissait la présence d'un concurrent se mouvant avec précautions. Je sortis
ma dague de son fourreau mais le bruit ténu des pas s'éloigna dans la pièce opposée.
L'occasion était trop belle pour ne pas en profiter aussi sortis-je de ma cachette pour
apercevoir Khelben qui s'approchait furtivement de la fenêtre. Plus silencieux qu'un
spectre, je me glissai jusqu'à lui et lui collai ma courte lame sous la gorge au moment où
il s'apprêtait à enjamber le rebord de l'ouverture. Mon camarade balafré se raidit puis,
passé l'instant de surprise, s'assit à même le sol avec une mine résignée. Sans un mot pour
ne pas trahir notre présence, il me tendit une torche qu'il venait de trouver et je le
remerciai d'une tape amicale sur l'épaule. D'un geste m'incitant à quitter les lieux,
Khelben me fit également comprendre que le corps de ferme ne renfermait plus rien
d'intéressant.
Si Joan souhaite à présent passer par la fenêtre pour gagner le verger,