Lecture des livres dont vous êtes le héros
26 Mars 2014
Je traversai avec prudence la grande rue bien que tout le village semblait s'être endormi. Seul le chant des grillons troublait le calme de cette douce soirée. Cette impression de quiétude affaiblit ma vigilance et je fus pris au dépourvu lorsqu'un groupe de trois hommes en armes apparut au coin de la forge, à proximité de mon chariot. Grâce à la clarté lunaire, je remarquai leurs casques coniques, leur teint hâlé et les longues lames courbes qu'ils tenaient en mains. Tous portaient de longues moustaches et avaient taillé leurs barbes en pointe. Il ne m'était guère difficile de comprendre que j'étais en présence de guerriers
zalténites, ceux dont Galen venait de me parler. Je me trouvais à ce moment précis au beau milieu de la route et ils furent les premiers à réagir en me criant un ordre dans leur langue natale, dont je ne comprenais évidemment pas un traître mot.
Pestant contre ma malchance, je m'engouffrai dans la ruelle la plus proche, celle séparant la taverne d'une vaste habitation impersonnelle. J'entendis avec effroi des voix qui braillaient devant moi et deux autres pillards apparurent à l'autre bout du passage, me bloquant la sortie du village. J'étais cerné !
Pris de panique, j'ouvris à la volée une porte qui donnait sur la ruelle et, par miracle, celle-ci n'était pas verrouillée. J'entrai dans le bâtiment en claquant le battant dans mon dos et me mis à courir comme un dératé le long d'un couloir où s'alignaient en vis-à-vis une dizaine d'autres portes.
Tout au bout, le corridor s'achevait par une dernière porte précédée par un escalier en colimaçon qui donnait accès à l'étage.
Si Joan entre dans une pièce au hasard sur sa gauche.
S'il entre plutôt dans une pièce sur sa droite.
S'il fonce au bout du couloir pour grimper à l'étage.