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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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J'avais remarqué que les herbes à proximité du corps de ferme n'étaient pas assez hautes
pour me permettre d'y progresser en toute discrétion. Je m'approchai donc de l'arbre le
plus proche de la fenêtre effondrée, m'assurai d'un regard circulaire que personne ne se
trouvait à proximité, puis courus plié en deux pour couvrir la faible distance me séparant
de l'ouverture. Je franchis l'obstacle en un clin d'oeil et me remis aussitôt sur pieds pour
observer la pièce dans laquelle j'avais surgi. Vide, le sol en terre battue ne pouvant
dissimuler aucune torche du sergent, elle ne m'incitait qu'à la quitter sur-le-champ en
franchissant le seuil menant à un petit couloir.
Je gagnai la porte ouverte quand un bruit furtif tout proche m'alerta. J'eus à peine le temps
de me glisser entre la porte et le mur avant que Khelben ne pénètre dans la pièce. Je le vis
à travers l'encoignure s'arrêter pour observer les lieux, avant de s'approcher furtivement
de la fenêtre. Plus silencieux qu'un spectre, je me glissai jusqu'à lui et lui collai ma courte
lame sous la gorge au moment où il s'apprêtait à enjamber le rebord de l'ouverture. Mon
camarade balafré se raidit puis, passé l'instant de surprise, s'assit à même le sol avec une
mine résignée.
Sans un mot pour ne pas trahir notre présence, il me tendit une torche qu'il venait de
trouver et je le remerciai d'une tape amicale sur l'épaule. D'un geste m'incitant à quitter
les lieux, Khelben me fit également comprendre que le corps de ferme ne renfermait plus
rien d'intéressant.

Si Joan souhaite à présent passer par la fenêtre pour retrouver l'abri des arbres,

s'il préfère revenir près des deux cabanes.

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