Lecture des livres dont vous êtes le héros
24 Avril 2014
Vous lancez votre corde tel un lasso et le grappin, après avoir par deux fois rebondi sur le sol rocheux, se coince finalement entre deux traverses. La corde se tend brusquement et le résultat n'est pas celui que vous espériez car vous êtes brutalement stoppé net et éjecté vers l'arrière hors du wagonnet, tandis que ce dernier poursuit sa route sans vous ! (La violence du choc et la chute vous font perdre quatre points de Vie)
Malgré tout vous vous estimez chanceux car, peu après, vous entendez un fracas abominable. Il est provoqué par le wagonnet qui semble chuter au plus profond de la mine. Misère ! La lampe à huile ! Elle était à l’intérieur de ce dernier et vous ne distinguez quasiment plus rien, les murs étant faiblement éclairés par endroit grâce à la Luminosine, une petite plante qui vit dans les cavernes et qui doit son nom a la luminosité qu'elle émet.
Vous essayez tant bien que mal de rebrousser chemin mais dans le noir c’est très difficile : vous êtes complètement égaré. Alors que vous perdiez espoir une voix résonne dans le tunnel ! Vous tendez l'oreille et vous vous dirigez vers celle-ci. Au bout de deux cent mètres vous apercevez la lueur d'une torche. Vous reconnaissez aussi une forme humaine et vous avancez vers votre «sauveur». Lorsque vous parvenez à lui vous n’êtes pas vraiment surpris de voir un Nain avec sur sa tête un petit casque de mineur sur lequel est encastrée une petite bougie allumée et à moitié consumée. Il porte, une veste à carreaux rapiécée et poussiéreuse. Son pantalon est retenu par une épaisse ceinture de cuir et de longues et grosses bottes marrons protègent ses jambes jusqu’aux genoux. Une pioche bien entretenue repose sur son épaule et il vous regarde avec malice. Une épaisse barbe lui mange tout le bas du visage. Il s'adresse alors à vous :
.- Sacré étranger, toujours pareil…On arrive dans une mine et hop, on saute dans un wagonnet. C'est ça n'est-ce pas ? Ne me mentez pas, j'ai entendu le bruit typique de la chute de celui-ci dans la gueule de la bête.
A ce nom vous frissonnez mais le Nain voyant votre tête vous rassure aussitôt:
- C'est le nom que je donne au trou gigantesque dans lequel votre wagonnet est tombé. Au fait, je me nomme Odric et j'aimerais savoir ce qui t'attire dans cette vieille mine de charbon.
Vous lui racontez, sans entrer dans les détails, que vous voulez rallier Crestallia au plus tôt mais, que la nuit tombant, vous vouliez vous abriter.
Odric vous sourit et, d'un air narquois, vous répond que cet «abri» a bien failli être votre dernière demeure. Il accepte de vous guider afin que vous retrouviez l'entrée de la mine. En une petite demi-heure vous êtes de nouveau à l'air libre. La lune est au zénith et devant votre air désappointé Odric vous propose de vous héberger pour la nuit.