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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Lorsque vous entrez dans la pièce vous ressentez un froid polaire. Une odeur virulente de putréfaction vous soulève le coeur.
La pièce est véritablement immense et n’est éclairée que par des braseros sinistres, aux allures de gargouilles grimaçantes. Les murs, d’où dégouline une sorte de liquide visqueux, sont composés de cranes empilés les uns sur les autres. Pour accéder au fond de la pièce vous devez traverser un pont suspendu qui ne vous inspire guère confiance. Il est l’unique moyen de franchir un ravin profond et rougeoyant. Vous regardez d’un peu plus près pour constater que de la lave s’écoule dans ce ravin. Une chute serait mortelle et instantanée.
Au milieu du pont se trouve une sorte de boite en bois d’ébène sur laquelle est accrochée une petite pancarte avec quelque chose d’écrit dessus. D’où vous êtes impossible de savoir quoi. Vous avancez avec prudence sur ce pont qui gémit à chacun de vos pas d’une façon qui vous glace le sang. C’est comme si vous entendiez des hurlements de terreur. Vous parvenez néanmoins sans encombre jusqu’à la boite. Vous prenez l’écriteau en main pour voir avec horreur que c’est avec du sang qu’on a écrit ce message : Affronte ton destin !
Un rire d’outre-tombe émerge de nulle part et partout en même temps.
Une forme vaporeuse, qui répand une brume glaciale, vient s’installer sur un trône massif que vous n’aviez pas vu auparavant. Elle prend une consistance plus solide et ses traits se précisent. Vous n’en croyez pas vos yeux : cette forme vaguement humaine couverte d’une tenue ample qui ne dévoile que des mains osseuses, une tête hideuse aux iris rouges qu’une capuche couvre en partie… c’est la mort en personne qui se trouve devant vous ! Vous remarquez même une faux gravée sur le trône.
- Misérable humain, il me serait très facile de te tuer sans même que tu t’en rendes compte. Mais je suis joueur et je vais te proposer un petit jeu d’une simplicité extrême.
Choisis parmi ces deux jeux : la Roue de l’Infortune ou Le combat du
Chaos.
La mort vous montre une roue crantée divisée en plusieurs parties dont les noms sont peu engageants : Perte d’un membre, Aveugle, Folie, Pestiféré, Sain et sauf, Difformité…
De l’autre côté, à l’intérieur d’une petite arène, ce qui ressemble à un gladiateur mais une version infernale. A la place de son avant- bras gauche, il y a une masse d’arme. Son torse est recouvert d’une cotte de mailles noire recouvertes d’une matière luisante qui est, et vous en êtes sûr, d’une redoutable résistance. Sa tête au faciès scrofuleux est coiffée d’un casque ornée de deux cornes. De plus, ce combattant n’est qu’une montagne de muscle et ce n’est pas sa taille qui va vous rassurer : il doit mesurer au bas mot deux mètres cinquante ! De sa main droite il fait tournoyer avec virtuosité une épée à la lame crantée.
Inutile de compter sur vos éventuels compagnons. Ils sont magiquement pétrifiés par la mort afin de ne pas perturber votre choix.
Devant votre regard interloqué, la mort vous adresse un bref :
- Occupe-toi plutôt de ton propre sort !

Quel va être votre choix ?


Le combat ?


Le hasard ?

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