Lecture des livres dont vous êtes le héros
9 Avril 2014
Vous prenez prétexte d'un pli urgent à remettre en main propre au chambellan du château. Après quelques secondes interminables durant lesquelles vous priez intérieurement les dieux de Titan que votre mensonge soit crédible, les gardes vous laissent passer. Votre soulagement est toutefois de courte durée, car ils vous saisissent dès que vous passez à leur hauteur !
- Le chambellan est mort depuis trois mois !
Vous ne pouvez fuir ! Vous êtes capturé et emmené dans une cellule humide au cœur de la tour ouest. Vous hurlez à travers les barreaux pour qu'on vienne vous libérer. Vous avez beau clamer votre innocence à qui peut l'entendre mais rien n'y fait : personne ne vient.
Une journée entière s'écoule sans que voir âme qui vive, l'estomac tordu par le manque de nourriture. C'est seulement tard le soir qu'un garde daigne vous apporter dans une gamelle en fer toute bosselée une sorte de ragoût et un broc d'eau saumâtre.
Puis il va s'asseoir sur un petit tabouret à quelques mètres de vos barreaux, avant de s'endormir. Malgré la faim qui vous tenaille, vous n'osez toucher les mets « délicats » qui vous ont été apportés, concentré que vous êtes sur le trousseau de clef qui pend à la ceinture de votre geôlier. Seulement, le garde est trop loin pour que votre main puisse atteindre les clefs : il faudrait trouver un moyen pour que ce garde vienne ouvrir la porte. Vous tombez lourdement au sol et vous gémissez en vous tenant le ventre. Le garde va-t-il tomber dans votre ruse grossière ?
Tentez votre chance !