Lecture des livres dont vous êtes le héros
1 Mai 2014
Lançant un appel d'une voix amicale, vous dirigez l ‘embarcation vers la berge, accostez et débarquez en élevant largement les mains dans un geste de paix. Plusieurs hommes de haute taille et au teint pale sortent de sous le couvert des arbres, se saisissent de vous sans un mot et vous lient solidement les poignets. Sans se soucier de vos protestations véhémentes, ils vous poussent sans ménagement vers une piste à peine visible qui s'enfonce au cœur de la forêt. Après quelques heures de marche, vous arrivez au pied d'un arbre monumental. L'énorme circonférence du tronc, l'impressionnante épaisseur de mousse qui en recouvre la base vous font penser qu'il s'agit probablement de l'ancêtre de tous les arbres de la forêt. Sa cime culmine à une telle hauteur qu'il vous est impossible de distinguer les plus hautes branches. Une échelle de corde descend jusqu'au sol et disparaît plus haut dans l'épais feuillage. Vos liens sont dénoués et, encadré par deux de vos gardiens, vous en entamez l'ascension. A quelque trente mètres du sol, vous arrivez à une large plate-forme de bois appuyée sur deux fortes branches. C'est là que vous attend celui qui, au premier abord, vous apparaît comme le chef du Peuple de la Forêt, un homme d'une stature imposante, dont les larges épaules recouvertes d'une longue cape verte portent un visage sévère aux traits durs empreints d'une autorité naturelle. Il vous observe un bref instant des pieds à la tête avant de vous annoncer d'une voix posée, mais sèche, que l'on vous a arrêté et que vous devez répondre du vol d'une embarcation appartenant à son peuple. Vous protestez aussitôt de votre bonne foi, mais il vous coupe brutalement la parole. Il refuse de vous écouter et se contente de vous assurer que vous aurez l'occasion de vous expliquer dès le lendemain. Sur ce, il quitte la plate-forme avec une étonnante agilité le long d'une autre échelle de corde qui est immédiatement remontée derrière lui. Seul sur la plate-forme, vous vous penchez et remarquez que deux gardes ont été postés au pied de l'arbre afin de prévenir tout risque d'évasion de votre part. Vous voilà seul avec vos pensées, prisonnier entre ciel et terre ; une situation dont, honnêtement, vous vous seriez volontiers passé ! On vous a bien laissé votre épée, mais elle ne peut guère vous être utile à un pareil endroit. La nuit tombe sur la forêt, mais vous ne vous sentez guère d'humeur à vous assoupir et considérez avec autant de sérénité que possible les deux possibilités qui s'offrent à vous.
Allez-vous tenter de vous évader (34)
ou préférez-vous attendre de savoir quel sort vous réserve le Peuple de la Forêt ? (175)