Lecture des livres dont vous êtes le héros
3 Mai 2014
Ce signe vous paraît vraiment trop évident pour être honnête. Subodorant quelque piège, vous tournez résolument le dos à la cascade et vous vous enfoncez dans la forêt. Mais au bout de quelques pas, vous découvrez un homme d'âge moyen, effondré au pied d'un tronc et sanglotant comme une âme en peine. Il relève la tête à votre approche et en vous voyant ramasse son épée qu'il avait, semble-t-il, jetée sur le sol dans son accès de désespoir. Mais il ne se montre guère menaçant pour autant, il se contente de s'appuyer sur son arme comme s'il s'agissait d'un bâton pour se soulever à moitié en se tournant vers vous. Et c'est à genoux, les mains crispées sur le pommeau de son épée fichée en terre qu'il ^'adresse à vous sur un ton suppliant lorsque vous Vous arrêtez devant lui : - Mes bons seigneurs, mes doux seigneurs, ayez pitié d'un pauvre aventurier en détresse ! L'un de vous me fera-t-il l'aumône d'une pièce d'or pour m'aider dans ma quête ? Là-bas, pleurniche-t-il en tendant le bras vers la cascade, on m'a refusé l'entrée de la clairière ; mais il faut que j'y entre, il le faut ! Ma pauvre petite fille est atteinte d'un mal mortel et ma seule chance de la sauver est de rêver sa guérison.
Le pauvre homme paraît si désespéré qu'il vous est difficile de ne pas le prendre en pitié.
Allez-vous l'un ou l'autre, ou tous les deux, lui faire don de tout l'argent que vous avez sur vous (240)
ou faites-vous tous deux mine d'ignorer ses supplications sans lui accorder le moindre liard ? (295)