Lecture des livres dont vous êtes le héros
12 Mai 2014
Devant votre insistance, les gardes vous introduisent finalement dans l'antichambre du palais. Une compagnie d'élite, postée en permanence, surveille la moindre porte. Vous avisez un petit homme voûté, assis derrière un bureau croulant sous les dossiers. Vous n'avez d'autre solution que de réclamer officiellement la restitution de votre bien. Comme vous avancez sur la mosaïque qui recouvre le sol, l'appel surnaturel de votre Sceptre se fait sentir avec encore plus d'évidence.
- Je désire avoir un entretien avec le responsable des collections, dites-vous au secrétaire.
- Pourquoi voulez-vous voir le Conseiller Roflo ? demande-t-il d'une voix nasillarde.
- Je souhaite obtenir des renseignements sur un objet qui compte parmi les possessions du palais, répondez-vous en arborant fièrement votre air le plus digne.
- Votre nom ?
- Je suis le Prince Coréus, fils d'Autor et son futur successeur à la tête du peuple Hukor, répondez-vous fièrement.
- Valet ! crie-t-il. Conduisez ce... seigneur jusqu'à la salle d'attente du Conseiller Roflo.
Vous saluez le secrétaire et suivez un jeune garçon par les vastes corridors du palais. Vous espérez que l'entrevue se passera bien, tout combat en ces lieux serait d'avance voué à l'échec. On vous conduit dans une petite pièce et vous vous asseyez sur un banc adossé au mur. La salle est gardée par trois colosses qui
plaisantent entre eux sans même vous accorder un regard. Vous attendez vingt longues minutes. Enfin, la porte de l'antichambre s'ouvre, livrant passage à deux gigantesques soldats qui vous somment de vous avancer. Vous vous armez de courage et pénétrez dans la salle où se dresse un trône majestueux. De loin, son occupant en impose, mais vous ne tardez pas à constater qu'il s'agit d'un petit homme malingre au regard porcin.
- Que désire le Prince Coréus, fils d'Autor ? s'enquiert-il avec un sourire sarcastique.
- Je viens reprendre possession d'un objet sacré qui fut dérobé à mon peuple, répondez-vous.
- Avez-vous de l'or ?
- Un peu, mais je ne tiens pas à payer ce qui m'appartient, répliquez-vous.
- Jeune présomptueux ! Tu oses me menacer et accuser le Conseil ! Peu m'importe ta religion et ton peuple ! Retourne dans ta hutte de terre ou je te fais écorcher vif ! Gardes, chassez cet impudent ! Aussitôt, vous êtes empoigné par les colosses, qui vous entraînent sans ménagement jusqu'aux portes du palais. Toute résistance est inutile, au moindre geste de résistance vous seriez exécuté sur-le-champ.
Si vous préférez attendre la nuit pour cambrioler le palais. (302)