Lecture des livres dont vous êtes le héros
17 Juillet 2014
Vous trouvez Daisy Callow occupée a épousseter des vases dans le vestibule nord, situé à l'arrière du manoir. C'est une jeune fille svelte et jolie, avec de beaux cheveux auburn et des manières avenantes. Vous la priez de s'asseoir en votre compagnie sur l'une des causeuses placées sous les fenêtres. Dehors, les pelouses soigneusement entretenues s'élèvent en trois terrasses pour rejoindre une rangée d'arbres et de buissons qui barrent les champs à la vue. Vous demandez à Daisy de vous dire ce qu'elle sait, c'est qu'il est innocent ! Il ne ferait jamais de mal à personne, il est tellement gentil et attentionné ! Il aimait bien M. Harrington et il l'aidait souvent. Il travaille dur et il fait toujours ce qu'on lui dit de faire !
Daisy s'arrête un instant pour reprendre son souffle.
- John est arrivé au manoir juste après que l'horloge avait sonné sept heures et quart, il a frappé à la porte de la cuisine ; j'y étais à ce moment-là car j'aidais Mme Shipley, et elle m'a demandé d'aller voir à la porte. C'avait été une longue journée pour elle, avec tout son travail habituel et en plus un cochon à saigner et à saler. John m'a demandé si M. Harrington était là, et je lui ai dit que je ne l'avais pas vu de toute la journée. Il était resté tard la veille, à travailler dans son bureau et à discuter avec lady Holden, mais je lui ai dit que j'étais sûre qu'on ne l'avait pas vu ici depuis. En entendant ça, John a dit qu'il ferait mieux de partir tout de suite parce que Mme Harrington s'inquiétait de ne pas voir son mari rentrer. Je lui ai souhaité bonne chance et je l'ai embrassé pour lui dire au revoir.
En prononçant ces mots, Daisy rougit légèrement.
- C'est la dernière fois que j'ai vu John avant que la police ne vienne le chercher.
Les yeux de Daisy s'emplissent de larmes, et vous attendez avec discrétion qu'elle retrouve son calme et reprenne son récit.
- Je n'avais pas beaucoup affaire à M. Harrington. Il m'aimait bien et il était gentil avec moi. Son bureau était toujours dans un désordre incroyable, mais il m'avait dit de ne pas le ranger parce qu'il s'y retrouvait bien comme ça. Il passait la plus grande partie de son temps avec lady Holden ou à faire sa tournée. On le voyait rarement à l'office.