Lecture des livres dont vous êtes le héros
28 Juillet 2014
Après dîner, vous vous rendez à Baker Street pour voir Holmes et Watson. Lorsque Mme Hudson vous introduit chez eux, Watson est en train d'écrire et Holmes de lire. Watson vous accueille amicalement, et Holmes vous observe attentivement.
- Il ne s'agit pas d'une visite de courtoisie, dit-il à Watson. Notre jeune ami est obsédé par une découverte qui lui paraît importante et, en plus, il est un peu indigné. Qu'avons-nous fait pour susciter votre colère, monsieur ? conclut-il bien que vous ayez l'impression qu'il sait déjà à quoi s'en tenir.
- J'ai parlé à un certain Malone aujourd'hui, répondez-vous, et j'ai appris beaucoup de choses sur le compte du dénommé Escott, le plombier qui s'est arrangé pour que le chien de Milverton soit enfermé le soir du crime. Vous auriez pu me mettre au courant!
- Je l'aurais certainement fait si l'affaire qui m'a conduit là-bas n'avait concerné que moi, répond calmement le détective. Mais il y a des cas où on est obligé d'observer la plus grande discrétion pour éviter de nuire à un client. Si Watson et moi nous sommes introduits ce soir-là chez Milverton, c'était uniquement pour détruire les papiers qui lui ser-
vaient à faire chanter une dame. Pendant que nous étions cachés dans le bureau, une femme splendide est arrivée, une autre victime des trafics de Milverton. Bien que le meurtre soit rarement - sinon jamais - justifié, cette femme s'est vengée en abattant la canaille. Non, non, monsieur, dit-il en repoussant du geste les questions que vous vous
apprêtez à formuler, je ne vous dirai pas le nom de cette dame. Watson et moi estimons tous les deux que c'était son seul recours possible contre le crime commis par Milverton.
- Mais de là à tuer! protestez-vous.
- Que pouvait-elle faire d'autre? rétorque Holmes.
Je vous en conjure, laissez tomber cette affaire. Traîner cette femme devant les tribunaux la détruirait, et personne n'a rien à gagner à ce que vous meniez votre enquête à son terme.
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