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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Plusieurs volumes sont disponibles à la Bibliothèque, notamment l'Annuaire Straker de la noblesse des comtés autour de Londres. A la rubrique consacrée aux Holden de Compton, vous apprenez que le cinquième lord Holden, le général Alexander Holden, s'est distingué durant la guerre d'Espagne, participant au siège de Lisbonne, à la bataille de Fuentes de Onoro, au siège de Badajoz et à la bataille de Salamanque. C'est à Salamanque qu'il reçut la blessure qui fit de lui un invalide de guerre et l'obligea à quitter l'armée. Le sixième lord du nom, William Holden, vivait de ses rentes et mourut de tuberculose. Sa fille et enfant unique lady Juliana Holden lui succéda. Elle épousa M. Algernon Hackett, qui mourut dans un incendie à Londres, en 1891. Lady Holden est toujours veuve et elle n'a pas d'enfants.

Journaux

En consultant les journaux de 1891, vous trouvez plusieurs articles consacrés à la mort de M. Algernon Hackett. Visiblement, le décès de Hackett avait fait beaucoup de bruit. Les principaux points que vous retenez de votre lecture sont les suivants :

Le 24 novembre 1891, M. Algernon Hackett regagna son domicile à une heure du matin. Il avait beaucoup bu. A son arrivée, il fut accueilli par M. William Harrington, intendant du manoir des Holden à Compton, qui l'accompagna à sa chambre. Là, M. Hackett décida de veiller encore un peu, le temps de fumer un ou deux cigares. On suppose qu'il s'est endormi et qu'un cigare allumé lui a glissé des doigts, mettant ainsi le feu au mobilier. Le bruit et la fumée réveillèrent M. Harrington, mais il était déjà trop tard pour sauver M. Hackett des flammes. L'incendie fut si violent qu'on ne retrouva que très peu d'effets personnels de M. Hackett. L'enquête révéla que M. Hackett était un joueur invétéré qui avait grillé toute sa fortune personnelle dans les casinos de Mayfair. Loin de se sentir refroidi par sa ruine, il continua à s'adonner à son vice en puisant secrètement sur le compte de lady Holden. Quand cette dernière l'apprit, elle refusa de financer davantage les activités de son mari, et de violentes disputes éclatèrent entre les deux époux. Ils finirent par décider de se séparer et de mener chacun sa vie de son côté. L'enquête montra également que M. Hackett avait alors quitté le manoir de Compton et s'était établi à Londres. Il y vivait grâce à une pension mensuelle que lui versait sa femme, ainsi qu'ils en étaient convenus. Tout s'était bien passé jusqu'au jour où M. Hackett céda à nouveau à sa passion. Ses dettes s'accumulèrent rapidement, et comme il ne les payait pas, ses créditeurs s'adressèrent à lady Holden. Elle envoya M. Harrington à Londres pour régler les dettes de son mari et le persuader de quitter le pays. M. Harrington avait avec lui une somme considérable qu'il devait verser à M. Hackett si ce dernier acceptait de partir pour l'Amérique. M. Harrington déclara au cours de l'enquête que M. Hackett avait accepté la proposition, que ses dettes avaient été payées, et qu'il était sorti le soir du 24 octobre pour fêter cela. L'enquête montra effectivement que toutes les dettes de M. Hackett avaient été réglées. Lady Holden produisit un talon de chèque qui prouvait qu'elle avait établi un chèque à l'ordre de M. Hackett pour lui permettre de commencer une nouvelle vie en Amérique. Le chèque lui-même avait bien sûr été détruit dans l'incendie. L'enquête déchargea M. Harrington de toute responsabilité dans le décès M. Hackett et conclut à la mort accidentelle de celui-ci, provoquée par sa propre ébriété.

Légendes locales

Vous trouvez dans les rayons un opuscule consacré aux légendes locales, signé d'un certain Humphrey Sterne et non dénué de pittoresque : Légende des menhirs de Rouledebout. Sterne décrit les "Rouledebout" comme des pierres levées grossièrement taillées et disposées en cercle par les anciens, à son avis par des druides. Il relate ensuite la légende qui leur est attachée.

On raconte que les pierres étaient jadis une armée de soldats partis avec leur roi conquérir la couronne de toute l'Angleterre. En approchant de Grand-Compton, les hommes rencontrèrent une vieille sorcière qui leur demanda quel était leur but. Quand elle apprit qu'ils voulaient gagner la couronne d'Angleterre, elle poussa un ricanement strident et prophétisa que si le roi parvenait au sommet de la colline qui se dressait devant lui en sept foulées et, de là-haut, baissait le regard sur Grand-Compton, alors il atteindrait son but. Le sommet était si proche que le roi s'élança, encouragé par ce bon augure et plein d'espoir, encouragé par ce bon augure et plein d'espoir. Mais à chaque pas qu'il faisait, le sommet de la colline reculait au lieu de s'approcher ! Il comprit alors que la sorcière s'était jouée de lui et il voulut ordonner à ses hommes de l'attaquer mais, avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche, la vieille s'écria :

"Puisque Grand-Compton tu ne peux voir

La couronne d'Angleterre ne saurait t'échoir !

Lève-toi, mon bâton ! Pierres, pas un mot !

Que ma voix fige vos os !

Toi et tes hommes soyez rocs froids comme marbre,

Et que moi je devienne un vieil arbre !"

A mesure que la sorcière déclamait, le roi et ses hommes sentaient leurs pieds s'alourdit, leurs jambes et leurs bras s'engourdir, leur souffle se solidifier dans leur gorge. Et, depuis ce jour-là, ils se tiennent immobiles à flanc de colline, métamorphosés en blocs de pierre.

Sterne rapporte également la Légende du bief de Warbury. Cette légende raconte comment l'esprit de la Swere refusait qu'on utilise ses eaux pour remplir le bief de Warbury. Chaque fois qu'on creusait un canal pour détourner le cours de la rivière, l'esprit venait le remplir durant la nuit. A la fin, le propriétaire du moulin durant la nuit. A la fin, le propriétaire du moulin alla trouver l'esprit et lui promit de lui verser un cinquième du blé qu'il moudrait, s'il parvenait à remplir le bief. L'esprit accepta cette offre et l'on pu remplir le bief. L'esprit accepta cette offre et l'on put remplir le bief. Mais, au bout de quelques semaines, l'esprit se mit à se plaindre du bruit qui provenait du barrage et du cliquetis incessant de la roue du moulin. Le propriétaire du moulin, qui commençait à en avoir vraiment par-dessus la tête de cet esprit, appela un prêtre pour exorciser le bief. Le prêtre jeta une croix d'argent dans l'eau puis il bénit le bief. Les sept jours qui suivirent, tout le monde attendit de voir si l'esprit allait venir chercher sa dîme, mais il ne se passa rien. Ravi, le propriétaire cessa de verser sa dîme dans la rivière, et il se mit rapidement à amasser de jolis profits. De jour en jour plus riche, il finit par embaucher des employés pour faire le travail à sa place et le laisser mener une vie oisive. Mais un jour, tandis qu'il pêchait tranquillement au bord de la rivière, assis sur la berge, l'esprit surgit soudain des eaux et l'entraîna vers le fond malgré ses hurlements. Ne le voyant pas rentrer à son heure habituelle, les villageois se mirent à fouiller la campagne environnante. Au bout de deux jours de recherches infructueuses - hormis la découverte d'un panier vide et d'une canne à pêche - ils abandonnèrent la partie. Au matin du troisième jour, le corps du propriétaire du moulin refit surface et, en le voyant flotter sur le bief, les villageois comprirent aussitôt que c'était un avertissement et que l'esprit étaient revenu se venger. Depuis ce jour, le moulin est abandonné et le village de Warbury a cesser d'exister car tous ses habitants ont fui. La légende conclut que, par les belles nuits claires d'été, on peut encore entendre l'esprit de la Swere qui fête sa victoire sur le moulin. Dans une note de bas de page, Sterne explique que Warbury était un village médiéval, abandonné par ses habitants lorsque les Holden de Compton ont enclos les terres pour faire paître leurs moutons. Il indique également que la croyance aux esprits des eaux remonte aux anciens Celtes : ces derniers avaient coutume de jeter des objets de valeur dans les puits, rivières et fleuves pour apaiser les esprits qui, pensaient-ils, vivaient là, ou pour gagner leurs faveurs.

Vous sautez quelques pages et vous tombez sur une explication de la célèbre comptine :

"Monte sur ton grand cheval, va à la Croix-de-Banbury

Tu verras sur un cheval blanc, une belle lady

Des bagues aux doigts, des clochettes aux orteils

Et partout où elle va, la musique chante à ses oreilles."

Sterne explique qu'il existe plusieurs versions de cette comptine, la plus intéressante étant sans doute celle qui fait mention de la Croix-de-Coventry, ce qui laisserait à penser que la lady en question serait la fameuse lady Godiva, , femme d'un comte de Chester au XIe siècle. Elle aurait demandé vainement à son mari d'alléger les impôts qui écrasaient la population de Coventry. Le comte Leofric n'accepta qu'à la condition étrange que son épouse traversât la ville entièrement nue. Ce qu'elle fit à cheval, sauvegardant peut-être la décence grâce à sa longue chevelure. Sterne précise que, dans certaines versions de la fin du XIXe siècle, la lady est vieille : "La vieille lady la plus bizarre qu'on ait jamais vue." Il ajoute que l'allusion aux clochettes permet de remonter au XVe siècle, où l'on cousait une clochette au bout de chaque soulier ; le mot anglais employé dans la comptine signifie "orteil", mais aussi "bout" pour les chaussures.

Petites annonces

Vous consultez maintenant le grand panneau d'affichage de la bibliothèque, où se côtoient les annonces les plus variées.

Les primeurs Weakstone de Banbury proposent des produits frais et de grande qualité.

Livraison dans un rayon de dix kilomètres.

Arthur Woolliscroft & Fils, quartier de la gare, Banbury, met ses écuries à la disposition des voyageurs du chemin de fer. Tarifs compétitifs, accès facile.

Horaires : de 6 heures à 21 heures. Location : 3 pence par jour. Egalement vente et achat de chevaux. Quartier de la gare, Banbury.

Volpone : Le théâtre de Banbury présente Volpone, ou le renard, excellente et très divertissante comédie de Ben Johnson. Volpone sera jouée par la troupe de la Compagnie Elizabéthaine ; les représentations commenceront le 28 octobre.

Volés ! Sept tapis persans volés dans un magasin de Sulley Street. Récompense pour toute information pouvant aider à retrouver les tapis : 5 £. Contacter M. Norris au bazar de l'Orient ou la police de Banbury.

Charbons Cockerell, charbons de qualité. Pour tarifs et informations sur nos tournées de livraison, prière de nous écrire : maison Cockerell, place Handford, Banbury.

Dégustation de vins : les cave Margravine sont heureuses d'annoncer la soirée de dégustation de vins qui aura lieu le 5 novembre. Dégustation de vins espagnols et de sherries de notre dernières sélection, importés par la compagnie de navigation Péninsule & Orient. Entrée gratuite pour tous nos clients habituels.

Docteur Thaddeus Bell : pour ceux qui souffrent du mal de dos, un nouveau remède, tout juste arrivé d'Amérique ! Un élixir curatif agréable à absorber et extrêmement efficace ! L'élixir soulage rapidement toutes les douleurs. 1 shilling et 6 pence le flacon, frais d'envoi inclus. Adressez votre mandat postal au docteur Bell, B.P. 12, Banbury.

Exposition d'art : une exposition présentant des oeuvres d'artistes locaux se tiendra du 21 au 27 octobre à l'hôtel de la Croix-de-Banbury. Les amis des arts sont chaleureusement conviés !

Les primeurs Weakstone.

Déduction "le 28"

Déduction "le 21"

Le bureau de Poste de Banbury.

Arthur Wooliscroft & Fils.

M. Norris.

Déduction "le 20".

Déduction "le 24".

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