Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

Publicité

35

35

Une avenue bordée d'arbres mène au manoir de Compton. Là, un maître d'hôtel d'un certain âge vous ouvre la porte et vous introduit dans un petit salon en vous priant d'attendre quelques instants. La pièce est claire et bien aérée, avec de grandes fenêtres qui donnent sur une pelouse de croquet impeccablement entretenue. Au-dessus de la cheminée en marbre, une huile représentant uns scène de bataille attire le regard. En lisant la légende : Fuentes de Onoro, 5 mai 1811, vous comprenez qu'il s'agit d'un épisode des guerres napoléoniennes dans la péninsule Ibérique. A ce stade de vos réflexions, une porte située à votre droite s'ouvre et lady Holden, votre hôtesse, pénètre dans la pièce.

- Aimes-vous ce tableau ? vous demande-t-elle. Il représente la bataille de Fuentes de Onoro. Mon grand-père y a combattu aux côtés du duc de Wellington. Je crois que cette bataille a eu lieu après la levée du siège de Lisbonne ; on m'a dit qu'elle avait marqué un tournant décisif dans la guerre de la Péninsule.

Vous félicitez lady Holden sur l'aisance avec laquelle elle prononce ce nom espagnol. Tout d'abord décontenancée par votre remarque, elle se ressaisit et répond en souriant :

- Ma famille a des liens avec la péninsule Ibérique, comme vous pouvez vous en douter en voyant ce tableau. Mon enfance a été bercée par les récits de guerre que me faisait grand-père !

Sur ces mots, elle vous indique un siège près de la fenêtre et s'assied en face de vous. Lady Holden est une belle femme à la trentaine mûre, d'allure saine et déterminée. Sa chevelure auburn, tressée serré, a de beaux reflets roux au soleil ; elle porte une tenue de chasse et tient à la main une cravache dont elle frappe nerveusement sa botte.

- Drabble, mon maître d'hôtel, me dit que votre visite a trait au meurtre de Harrington. J'ai déjà expliqué à la police que je ne savais rien qui puisse, même de façon détournée, faire avancer l'enquête. Tout ce que je peux vous répéter, c'est que Harrington devait avoir sur lui cent quatre-vingt-dix livres environ. On a vu des meurtres commis pour moins que ça ! C'est une assez belle somme, qui représente une perte conséquente, mais je peut toutefois y faire face. Je déplore le décès de mon intendant, mais que faire ? J'espère que la police va régler cette affaire au plus vite et que l'assassin va bientôt comparaître devant les tribunaux. Toute cette publicité est véritablement odieuse ! J'envisage quand tout cela sera tassé, de quitter la région. Le manoir de Compton renferme trop de souvenirs douloureux pour moi... Mais je m'éloigne du sujet ! Je suis une femme très occupée et j'aimerais retourner à mes affaires, maintenant. Je crois que les policiers tiennent leur homme, je suis sûre qu'ils vont bientôt retrouver l'argent des loyers.
Lady Holden se lève pour vous signifier votre congé et vous lui demandez alors l'autorisation de visiter le manoir et d'interroger les domestiques.

- J'avoue ne pas comprendre en quoi cela peut aider à résoudre l'affaire, répond-elle, visiblement surprise, mais si vous y tenez vraiment, soit ! Faites à votre guise, mais veillez à ne pas perturber le travail du personnel. Après tout, leur temps c'est mon argent !

Si vous voulez visiter le bureau de M. Harrington.

Sinon, vous pouvez interroger :

Ernest Garrington, jardinier

Daisy Callow, femme de chambre

Simon Scurridge, palefrenier

Lillian Wakes, lingère

Oliver Green, maître de chasse

Patrick Drabble, maître d'hôtel

Mme Shipley, cuisinière

M. Burridge, garde-chasse

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article