Lecture des livres dont vous êtes le héros
24 Juillet 2014
Vous trouvez le révérend Payne au siège de la Compagnie des missionnaires de Holborn, où il fait une conférence sur l'évangélisation en Afrique. Au moment des rafraîchissements et petits fours, vous parvenez à l'interroger. C'est un homme petit et corpulent, à la peau tannée par le soleil.
- Vous enquêtez sur l'affaire Egremont, n'est-ce pas? Que puis-je vous dire d'utile... Pas grand-chose, je le crains. Je ne peux que vous raconter les événements plutôt banals qui se sont déroulés le jeudi soir et le vendredi matin. Je suis arrivé chez les Egremont dans l'après-midi du jeudi et j'ai pris le thé avec lady Egremont, qui est une des bienfaitrices de notre Compagnie. La soirée a été un grand succès ; j'ai réussi à obtenir des promesses de soutien financier pour notre Compagnie de la part de Lord Tolleshunt et de sir Arnold Walker. La réception a pris fin vers onze heures moins le quart. Les invités sont partis sauf ceux qui comme moi passaient la nuit chez les Egremont et qui se sont retirés pour aller dormir. J'avais une chambre très agréable et j'ai fort bien dormi. Toutefois, aux petites heures du matin, j'ai été réveillé par mon voisin qui faisait les cent pas dans sa chambre.
Mais cela ne m'a pas empêché de me rendormir jusqu'à ce que le valet de pied m'apporte le thé. J'ai pris mon petit déjeuner vers sept heures et demie. J'ai échangé quelques mots avec lady Egremont lorsqu'elle est descendue et, en remontant faire mes bagages, j'ai croisé Hugo Warburton. Je devais avoir la tête ailleurs car, une fois en haut, je me suis
trompé de porte et je suis rentré dans la chambre de William Brindley, qui était debout à côté du bureau, près de la fenêtre. Je me suis excusé et il m'a dit que ma chambre, c'était la porte d'à côté. Comme si je ne le savais pas ! J'ai fait ma valise puis j'ai quitté la maison vers huit heures et demie. Lord Egremont m'a raccompagné lui-même à la porte. Voilà! Ce n'est pas passionnant comme récit, je le crains ...