Lecture des livres dont vous êtes le héros
4 Juillet 2014
Quelle horreur ! C'est une salle de torture ! Le rougeoiement que vous voyez provient d'un brasier. Divers fers à marquer et pinces métalliques, fichés dans les braises incandescentes, sont déjà chauffes à blanc. Des chaînes et des menottes sont pendues aux murs. Il y a un placard plein de poucettes, de chats à neuf queues, de fouets, de gourdins, de cannes, sans parler d'une boîte remplie de poil à gratter. Au milieu de la pièce est disposé un chevalet destiné à étirer et allonger les patients. Contre le mur est se dresse une Vierge de Fer, fermée et verrouillée. Votre attention est attirée tout d'abord par la Vierge de Fer. Cet instrument rébarbatif est une sorte de cercueil vertical dont les parois internes se hérissent de longues pointes acérées. Tout sujet bouclé dans la Vierge de Fer préfère en général qu'on laisse la porte ouverte car, dès qu'on la ferme, les pointes dont elle est garnie réduisent les points de vie de la victime en un clin d'œil, l'expédiant rapidement au 14. Et, à en juger par les plaintes qui s'en échappent en ce moment, c'est précisément le drame qui est en train de se dérouler à l'intérieur de cette carapace d'acier. Devant la Vierge de Fer se tient un individu musculeux, qui émet des ricanements sinistres. Il porte un tablier de cuir et une cagoule ; par bonheur, il vous tourne le dos. Comme le Roi Arthur n'a jamais été homme à torturer qui que ce soit, vous pouvez en conclure que cet endroit terrifiant a été créé récemment à Camelot, et qu'il est sans doute un effet de la Malédiction. De toute façon, il va falloir prendre sans délai une décision au sujet de la malheureuse créature qui gémit à l'intérieur de la Vierge de Fer.
Vous pouvez vous ruer avec courage sur la Vierge de Fer (et le ricanant bourreau musclé)