Lecture des livres dont vous êtes le héros
22 Août 2014
En compagnie d'Athelney Jones, vous prenez le premier train pour Kingston. Ensemble, vous vous rendez chez le commandant Dillon, et vous avez l'estomac serré à la perspective d'affronter l'homme qui a assassiné votre meilleur ami. Vous êtes obligé de frapper plusieurs fois à sa porte pour que Dillon vienne vous ouvrir, vêtu seulement d'un peignoir et visiblement de fort méchante humeur.
- Bon Dieu, Watson, qu'est-ce que vous me voulez ? Et qui est cet individu ? aboie-t-il en plissant les paupières pour se protéger les yeux de l'aveuglant soleil matinal qui l'empêche de distinguer Jones.
- Vous rayer du nombre des vivants, mon commandant, répondez-vous froidement, et j'ai
tout lieu de penser que quelqu'un s'occupera incessamment de ce détail. Puis-je vous présenter monsieur Athelney Jones, de Scotland Yard ? Il vient vous arrêter.
Le saisissement le fait reculer de quelques pas, et vous entrez sans y avoir été invités.
- Allons, voyons, bredouille-t-il, c'est ridicule. M'arrêter ? Pour quel motif ?
- Pour le meurtre de Jonathan Wheeler, répondez-vous en observant sa réaction.
- Je savais que ce n'était qu'une question de temps dit-il avec une résignation accablée. Cela n'a plus d'importance. Le Conseil m'a condamné. Ils me tueront de toute façon, vous savez.
- Je sais.
Vous lui tendez l'ordre du Conseil, avec le texte décrypte en regard, et il blêmit en le lisant.
- Alors, qu'est-ce que vous comptez faire ? Vous rendre docilement à l'abattoir comme un mouton ou vous battre comme un homme ?
- Me battre ? demande-t-il, Comment pourrais-je me battre ?
- Ces gens-là vous ont trahi, répondez-vous. Vous ne leur devez plus aucune loyauté.
- Peut-être pas, acquiesce-t-il l'air vaincu mais comment pourrais-je les combattre ? J'ignore qui ils sont, bien que Je connaisse la plupart des membres du club. De plus, je partage leurs idées : j'ai prêté serment,
- Ah oui, le fameux serment! rétorquez-vous en sachant que vous disposez. de très peu de temps pour l'amener a adopter votre point de vue. Mais ce sont eux qui ont trahi le serment, pas vous. Ils ont troqué votre VIe contre un avantage politique.
Vous voyez que votre argument a fait mouche.
- Avez-vous la possibilité de convoquer les membres du club à une réunion extraordinaire ? demandez-vous.
Dillon hoche affirmativement la tête.
- Très facilement. Il suffit pour cela de passer une annonce dans le Standard. Je peux également demander au maître d'hôtel de hisser le pavillon de réunion.
- Alors, faites-le, dites-vous. J'ai une petite idée que le club Léonidas appréciera sûrement.
- De quoi s'agit-il, lieutenant? demande Athelney Jones.
- D'une autre invention grecque, répondez-vous avec un petit sourire. Le cheval de Troie.