Lecture des livres dont vous êtes le héros
4 Août 2014
- Comment avez-vous été amené à confier des capitaux à sir Terrence ? demandez-vous à Lewis. Est-ce que cela s'est fait uniquement parce que vous étiez tous deux membres du même club, ou bien quelqu'un vous avait-il conseillé ce placement ?
- Eh bien, je connaissais sir Terrence, évidemment, répond-il, mais pas intimement. Je ne m'étais pas rendu compte qu'il s'occupait d'affaires susceptiles de m'intéresser avant que Christopher Marshall ne m'en parle et ne m'explique à quel point elles étaient prometteuses. Alors j'ai demandé à faire partie de la société, et sir Terrence m'a cédé des actions. Il s'agissait des Thés de la Nouvelle-Zélande. C'était censé être une affaire en or, mais un typhon imprévisible a ravagé toutes les plantations.
- Mais vous avez à nouveau investi des fonds dans les affaires de sir Terrence, insistez-vous, en dépit de l'argent qu'il vous avait fait perdre ?
- Je n'étais pas tellement chaud, reconnaît-il, mais Marshall m'a affirmé que la nouvelle société était beaucoup plus sûre, et il m'a signalé que sir Terrence avait déjà remporté quelques succès appréciables dans des spéculations à La Barbade, pendant qu'il tâtait le terrain pour sa grosse opération. Il s'agissait des Vignobles de Santa-Lucia, une affaire qui aurait fait notre fortune à tous si une pluie de cendres volcaniques, venue d'une île voi-
sine, n'avait pas anéanti les vignes. Après cela, j'ai décidé que les Mmes de la Côte-d'Ivoire seraient exploitées sans moi, et je n'ai pas laissé Marshall me faire changer d'avis.