Lecture des livres dont vous êtes le héros
15 Février 2015
« J'espérais bien que le roi enverrait un détachement pour partir à notre recherche, dit le capitaine Gayal qui a retrouvé à présent toutes ses forces. Je commençais à être fatigué de cette ville. Vous vous redressez sur votre paillasse et vous remerciez le capitaine. En agissant avec courage et au moment opportun, il vous a sauvé d'une mort certaine. « Ce n'est rien, comparé à vos exploits, Loup Solitaire, répond-il. Votre vaillance est légendaire et votre présence ici vaut celle de cent hommes. » Il vous demande de lui parler de votre mission et vous lui racontez les événements qui vous ont conduit à le retrouver : votre marche vers le sud, la perte de vos hommes, la traversée des mines de Maaken et les brigands. « Oui, les brigands, les hommes d'un certain Barraka, dit le capitaine Gayal d'une voix qui exprime tout le mépris qu'il leur porte, à eux et à leur chef. Nous avons eu tous deux à souffrir des méfaits de Barraka. Il y a un mois, il m'a tendu une embuscade sur la voie de Ruanon en compagnie de ses renégats vassagoniens. Nous étions largement surpassés en nombre et le combat fut acharné, mais finalement nous avons réussi à leur échapper et à nous réfugier ici à Ruanon. Depuis ce temps, nous avons été assiégés sans relâche en espérant qu'on nous enverrait de l'aide. Nous avons suffisamment d'armes pour leur résister, mais nous commençons à manquer de vivres et d'eau. » Vous lui demandez ensuite ce qu'il est advenu des habitants de Ruanon. « La plupart sont devenus des esclaves de Barraka qui les a emmenés dans les mines pour lui servir de main d'œuvre, répond-il. En dehors de vous, un seul homme a pu s'échapper des mines et survivre aux attaques des Chiens de Guerre et des patrouilles de brigands. Cet homme est le baron Oren Vanalund. Venez, je vais vous conduire auprès de lui. » Le capitaine Gayal vous mène à la plus haute salle de la tour de guet et pousse une porte ornée de ferrures. La vision qui s'offre alors à vous vous remplit de chagrin et de pitié.