Lecture des livres dont vous êtes le héros
26 Février 2015
Vous reprenez lentement connaissance, le corps meurtri par de multiples contusions et les muscles engourdis par de douloureuses courbatures. Vous ouvrez péniblement les yeux et vous découvrez avec horreur l'endroit où vous vous trouvez ! Vous gisez à même le sol dur et froid d'une cellule de prison ! La pièce est nue, excepté une paillasse crasseuse située sous une étroite fenêtre à barreaux. Des cafards, dont certains atteignent la taille d'une souris, grouillent le long d'un caniveau nauséabond qui coule sous une grille encastrée dans le sol. On ne vous a pas lié les mains et vous pouvez par conséquent vous redresser pour vous adosser contre la porte de la cellule. Seul un léger courant d'air venant du couloir de la prison vient renouveler l'air moite et malsain que vous respirez. Soudain, vous percevez des bruits de pas se rapprochant peu à peu, puis un tintement de clés et enfin le grincement d'une porte tournant sur ses gonds. La porte se referme avec un bruit sourd et vous entendez à nouveau des pas : quelqu'un s'arrête devant la porte de votre cellule et s'exclame d'une voix forte : « Alors, Sefrou, on dort pendant le service ? Un jour, tu te retrouveras de l'autre côté de cette porte, si le Capitaine te surprend ! » Vous entendez une chaise racler le sol et une voix indignée s'écrier : « Maudit sois-tu Hadj ! Le Zakhan ne veut pas qu'on conduise l'Homme du Nord à la grande salle avant le crépuscule ; j'aurais pu dormir encore deux heures ! » « Tais-toi, Sefrou ! grogne la première voix, et écoute-moi bien : plusieurs objets intéressants ont été trouvés sur l'Homme du Nord. Il y en a sans doute pour cher, d'après ce que je sais. Ce serait dommage de les laisser perdre, pas vrai ?... ! » Les geôliers partent tous deux d'un rire complice et se mettent à imaginer la belle vie qu'ils pourront mener en ville après qu'ils auront vendu votre équipement. « Je vais aller jeter un coup d'œil sur notre pensionnaire, dit l'un des hommes. J'espère qu'il apprécie notre hospitalité ! » Le volet du judas s'ouvre au-dessus de vous et vous entendez l'homme pousser un cri de surprise : « Il n'est plus là ! Il s'est enfui ! Par le Majhan, nos têtes vont y passer ! » Soudain, vous réalisez qu'on ne peut pas vous voir de l'extérieur, puisque vous êtes collé à la porte. « Laisse-moi voir », souffle le second Garde, impatient de s'en assurer par lui-même. Soudain, la clé tourne dans la serrure. Voilà peut-être votre seule chance de vous échapper.
Si vous désirez attaquer les Gardes dès que la porte s'ouvrira.
Si vous préférez vous éloigner de la porte et attendre, debout, au centre de la cellule.