Lecture des livres dont vous êtes le héros
8 Mars 2015
La lumière s'évanouit lentement et vous redescendez de l'estrade, l'âme et le corps régénérés par un regain de savoir et de forces. Témoin du succès de votre quête, Païdo s'empresse de vous féliciter dès que vous retournez près de lui. Puis il vous prie de le suivre vers un porche d'argent, encastré dans l'un des murs de la pièce. « Venez, Loup Solitaire. Nous devons repartir sans délai, car il nous reste encore une longue route à faire ! » Un frisson vous parcourt l'échiné à la pensée d'affronter de nouveau les périls du Danarg sur le trajet du retour. Païdo sent votre anxiété. « Ne prenez pas cet air angoissé, vous dit-il, le temple lui-même nous donnera le moyen de rentrer sains et saufs au Dessi. » Quelque peu intrigué par ces paroles laconiques, vous le suivez en silence. Après avoir franchi le porche, vous montez un escalier de marbre qui vous conduit à une autre pièce. Les murs lisses et transparents sont parcourus de veinules rouges qui luisent comme du feu liquide : ce sont des parois de korlinium pur. Au centre de la salle se dresse un Levitron, un ancien vaisseau de l'espace dont la coque est soutenue par un berceau d'acier. Comme tout ce que vous avez vu dans le temple, le vaisseau a été épargné par les outrages du temps. Païdo vous presse de monter à bord, puis il s'active à faire démarrer l'engin. Dans un vrombissement sourd, l'étrange nef s'élève lentement dans les airs ; la salle qui l'abrite est située tout en haut de la tour et, par un ingénieux dispositif, le toit coulisse silencieusement pour lui laisser le passage. Tandis que le Levitron survole le Danarg, Païdo reste aux commandes et règle les fréquences de son compas astronomique sur Elzian. Une fois ces opérations achevées, il vient vous rejoindre à la proue afin de jeter un dernier regard au Temple d'Ohrido. Le majestueux édifice rougeoie sous les rayons du soleil couchant, mais l'éclat scintillant qu'il diffuse est fréquemment voilé par des ombres qui passent et repassent au-dessus des gradins. Vous pensez qu'il s'agit là d'un jeu de lumière propre au crépuscule, mais vous tressaillez en entendant soudain des cris perçants.