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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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En fin de journée, vous arrivez à Stia, un village comprenant à peine une dizaine de maisons. Un baraquement délabré se dresse au bord de la Grand-Route du Nord. Alors que vous passez devant, la porte en bois vermoulu s'ouvre en grinçant et un vieil homme apparaît sur le seuil. Il est vêtu d'une armure quelque peu rouillée qui produit un vacarme de quincaillerie lorsqu'il se déplace : « Halte-là, étrangers !

déclame le vieillard d'un ton suffisant. Vous n'irez pas plus loin avant d'avoir acquitté le droit de passage. » A ces mots, vous arrêtez vos chevaux et vous toisez le ridicule personnage de toute votre hauteur: « De quel droit osez-vous lever un impôt sur la route de la Reine ? » demande Païdo, contrarié par cet empêchement qui retarde votre voyage. « De par l'autorité de la Reine elle-même ! » rétorque le vieil homme d'un air indigné, tout en pointant un doigt crochu sur un panneau cloué au mur de sa cabane. L'avis porte en effet le sceau de la reine Evaine, mais le texte s'est aux trois quarts effacé avec le temps et reste parfaitement illisible. « Nous sommes justement en mission pour raison d'État et devons rejoindre Tharro sans délai, reprenez-vous en exhibant le Laissez-Passer du Seigneur Adamas. Écartez-vous et laissez-nous aller ! » Le vieillard vous arrache brusquement le document des mains, puis il l'examine attentivement, bien que sa vue soit certainement trop basse pour qu'il puisse déchiffrer quoi que ce soit. « Bah ! finit-il par dire en vous le rendant avec mépris. C'est un faux ! Vous ne me tromperez pas avec ce vulgaire bout de parchemin ! » « Et nous, nous ne nous laisserons pas faire par un vieux cupide à l'esprit aussi rouillé que son armure ! » tonne Païdo d'un air excédé. A peine en a-t-il terminé qu'une douzaine de villageois munis de fourches et d'outils divers se rapprochent pour connaître la raison du vacarme et se rangent en ligne derrière le vieil homme. Voyant la tournure que prennent les événements, vous demandez à combien se monte ce fameux droit de passage. «Je ne suis pas aussi cupide que vous le prétendez, jeune homme : un bibelot fera l'affaire ! Donnez-moi chacun quelque chose et vous aurez la voie libre, répond-il d'un ton conciliant. Toutefois, je ne vous laisserai pas insinuer que je n'ai plus toute ma raison, reprend-il en lorgnant Païdo d'un air narquois. Nous autres, habitants de Stia, sommes justement fiers de notre esprit et particulièrement friands de devinettes en tout genre. Par conséquent, je vous propose un marché : si vous répondez correctement à mon énigme, vous passerez gratuitement. Si vous ne trouvez pas la bonne réponse, vous vous acquitterez de bon gré. Est-ce que cela vous convient ?»

Si vous acceptez le marché.

Si vous refusez ces conditions.

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