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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Vous entrez dans Pirsi peu après le coucher du soleil. Un épais brouillard enveloppe de ses lourdes volutes les rues sombres et les passages tortueux de la petite cité perdue à la limite des terres sauvages, noyant le pas de votre cheval dans un silence oppressant. Vous ne rencontrez pas âme qui vive sur votre chemin. Seuls les minces rayons de lumière qui filtrent, ici et là, entre les fentes des volets solidement bâclés et renforcés de quelques maisons de bois, témoignent d'une présence humaine dans les murs de la ville. Vous mettez finalement pied à terre devant les marches d'une longue bâtisse de rondins qui fait office à la fois d'épicerie, de bazar et de taverne. Vous vous apprêtez à pousser la porte lorsque votre coursier pousse soudain un hennissement inquiet, attirant votre attention sur un groupe d'hommes aux traits rudes qui remontent la rue dans votre direction. Le flamboiement des torches qu'ils serrent dans leurs robustes mains calleuses de travailleurs jette un éclat inquiétant sur leurs visages soupçonneux tandis qu'ils s'approchent de vous avec circonspection. Leur chef, un homme trapu portant l'uniforme de Capitaine des Maraudeurs Éruans vient se planter à quelques centimètres de vous, vous fixant droit dans les yeux, les mâchoires serrées dans un rictus de mépris.

- Eh bien, soldat, aurais-tu oublié comment on salue un supérieur ? gronde-t-il d'une voix menaçante. Mais peut-être l'ignores-tu tout simplement parce que tu n'es pas un Maraudeur? Peut-être n'es-tu rien d'autre qu'un de ces espions Drakkarims déguisés ?

Tout en l'écoutant, vous remarquez du coin de l'œil que plusieurs de ses hommes portent à la ceinture des pistolets de Bor, armes primitives mais terriblement meurtrières, surtout à si courte distance. Il n'en faut pas plus pour vous convaincre que vous devez immédiatement saluer cet officier si vous tenez à conserver votre peau.

Si vous choisissez de saluer en portant la main à votre front.

Si vous préférez lever la main, paume tournée vers l'extérieur.

Si vous estimez plus judicieux de poser la main sur le cœur, bras sur la poitrine.

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