Lecture des livres dont vous êtes le héros
21 Avril 2015
Les marches graisseuses de l'escalier de pierre descendent jusqu'à une salle vide, au sol couvert d'une confortable couche de paille pourrie. A l'autre bout de la salle, s'ouvre un tunnel humide qu'il vous faut suivre pendant plus d'un kilomètre avant d'atteindre une porte de fer rongée par la rouille dont les ans et la corrosion acide de l'atmosphère semblent avoir rendu la serrure inutilisable. Vous faites appel à la Discipline Magnakaï du Nexus pour débloquer le mécanisme de la serrure et vous ouvrez la porte, découvrant une volée de marches à peine discernables sous l'épaisse couche de mousse et de moisissure qui les recouvre. Vous les gravissez d'un pas circonspect, prenant soin de dégager chaque marche à l'aide de votre arme avant de prendre le risque d'y poser le pied. L'escalier finit par déboucher au niveau de la rue, au milieu des ruines de ce qui fut autrefois un vaste bâtiment. En risquant un regard prudent à travers l'une de ses fenêtres fracassées, vous apercevez une place jonchée de plus d'une douzaine de cadavres de Gloks. Leurs postures et la nature de leurs blessures suffisent à vous indiquer qu'un féroce combat de rue s'est déroulé ici même il y a peu de temps - tout au plus quelques heures. Perchés sur les rebords des toits avoisinants, de grands oiseaux, sympathiques charognards proches parents des vautours, croassent de satisfaction, exhibant des panses déjà rebondies. Des cris lointains, mêlés à l'écho des chocs du fer contre le fer, vous indiquent que la bataille est loin d'être achevée ; elle s'est seulement déplacée. Ces sons menaçants vous incitent à rester tapi dans les ruines le temps de décider de votre prochain plan d'action. Depuis votre position, vous pouvez surveiller la rue et, juste en face, vous remarquez l'étroit passage d'un escalier plongeant vers la porte d'une crypte. Vous vous concentrez sur cette porte, et vos sens vous indiquent qu'elle n'est pas gardée.