Lecture des livres dont vous êtes le héros
21 Avril 2015
« Ainsi, nous nous retrouvons, Loup Solitaire ! » Ces paroles, chargées d'une sourde haine, sortent de la bouche d'un vieillard de haute stature dont le visage décharné est auréolé d'une crinière argentée. Celui qui se tient devant vous n'est autre que le chef suprême des maléfiques Druides de Cener du Ruel, l'archidruide Cadak en personne ! « Quelle nouvelle ignominie manigances-tu dans ces lieux, Cadak ? » répliquez-vous froidement sans baisser la garde de votre arme, soucieux de conserver ses créatures à distance. « Vois-tu, je suis désormais le maître de cette cité. N'est-il pas juste, en vérité, que me revienne l'héritage des Seigneurs des Ténèbres ? » vous dit-il sans paraître affecté par vos propos peu amènes. Puis, l'humeur fantasque de ce personnage redoutable entre tous se modifie brutalement, un changement que trahit le ton de sa voix, désormais franchement venimeux : « En osant, avec l'impudence qui est la tienne, te mêler de mes récentes affaires, tu m'as causé de grands torts, Seigneur Kaï. Nous avons un compte à régler et j'ai bien l'intention de te réclamer mon dû. Je n'avais qu'un seul dessein : t'attirer jusqu'ici. Je me moque bien de la magie inférieure de cet imbécile que tu as la stupidité d'appeler ton ami, poursuit-il en désignant Banedon d'un coup de menton méprisant, mais je savais qu'il serait un appât assez convaincant pour te berner, pauvre naïf ! » Sur ces mots, il se retire lentement dans l'obscurité et vous bandez vos muscles, prêt à soutenir un assaut imminent. « Nous allons régler notre dette... » poursuit sa voix dans un murmure lourd de menace. « Et une fois pour toutes, Loup Solitaire ! » Puis il fait claquer ses doigts et vous entendez une lourde porte de fer s'ouvrir dans un lent grincement. Un sourd grondement commence alors à résonner à travers l'enclos, plongeant dans une indicible panique les Kraans et les Zlaans enfermés dans leurs cages. Vous vous figez en position de combat et balayez l'enclos d'un regard de moins en moins rassuré, cherchant avec angoisse la cause de leur soudaine agitation. Mais la chose en question ne tarde pas à apparaître en pleine lumière, et votre sang se glace dans vos veines lorsque vous découvrez son faciès.