Lecture des livres dont vous êtes le héros
20 Juillet 2015
Le soleil s'élève maintenant au-dessus de l'horizon et le village s'éveille lentement. Plutôt que d'attendre une heure devant la grange du maréchal-ferrant, vous décidez de flâner le long des échoppes «I des magasins qui bordent la rivière. Au bout d'une cinquantaine de mètres, votre attention est attirée par un bâtiment de bois perché à l'extrémité d'une large jetée où semble régner une certaine animation. Par son portail grand ouvert, vous pouvez entendre un vieillard psalmodier des incantations au milieu des murmures intermittants d'une foule. Vous entrez et, en vous hissant sur la pointe des pieds, vous apercevez au milieu de l'assistance un vieux clerc décharné penché sur une femme dont la tête est entourée de bandages. Le vieillard en robe de bure tente de la soulager de son mal en imposant les mains sur son front brûlant de fièvre mais, à en juger par les gémissements de la malheureuse, son traitement ne fait qu'accroître sa souffrance...
- Charlatan ! siffle un spectateur.
- Vieil escroc ! crache un autre.
D'autres insultes fusent de la foule et l'atmosphère devient de plus en plus électrique. Le vieux clerc pâlit et ses mains commencent à trembler. Visiblement, c'est un piètre guérisseur, mais vous n'avez pas besoin de sonder son âme pour sentir qu'il s'agit d'un brave homme, et vous décidez d'intervenir pour empêcher cette populace énervée de l'expédier au fond de la rivière.
- Voyons, mon frère ! criez-vous en vous frayant un passage jusqu'à la petite estrade où se tiennent le vieillard et la malade. Ne place pas tes mains sur la tête de cette bonne femme. C'est dans son cœur fatigué que siège assurément la source du mal ! Sur ces mots, vous saisissez les mains du clerc et vous les placez d'autorité sur la poitrine de la femme. Effrayée, elle sursaute et tente de se dégager, mais vous la maintenez solidement et vous insufflez vos pouvoirs de guérison dans son corps à travers les mains du vieillard. A mesure que la souffrance s'estompe, vous la sentez se détendre et le rictus de douleur qui déformait son visage se mue en un sourire extatique. Lorsque vous vous écartez enfin de la malade, elle se dresse sur son séant et arrache les bandages qui lui enserrent la tête.