Lecture des livres dont vous êtes le héros
20 Juillet 2015
A l'intérieur de ses murs, la ville exhale une lourde odeur de pourriture et de mort. Dans la pénombre du crépuscule, les sabots de votre cheval résonnent lugubrement sur les pavés disjoints et fendus de rues envahies d'herbes folles. De part et d'autre, vous ne voyez que des maisons rongées par l'humidité et les moisissures dont les toitures se sont depuis longtemps écroulées. Et nulle part, vous ne percevez le plus petit signe de vie. La cité est déserte, même les rats semblent l'avoir abandonnée... Vous finissez par découvrir un des rares bâtiments dont le toit tient encore debout et vous vous y réfugiez après avoir abrité votre cheval dans une de ses dépendances. Faits du meilleur chêne de Durenor et des plus beaux cuirs de Salon, les meubles que vous trouvez à l'intérieur ont encore belle apparence. Mais aucun ne peut supporter votre poids : ils sont complètement pourris de l'intérieur et tombent en morceaux dès que vous les effleurez. Vous entreprenez de nettoyer une partie des dalles du plancher pour y installer votre couche, quand un bruit de cavalcade résonne dans la nuit. Vous vous précipitez au-dehors et vous restez figé de stupeur : surgissant de la nuit, un cavalier spectral monté sur un étalon noir comme l'enfer dévale la rue au triple galop ! Les naseaux du coursier crachent des langues de flammes écarlates, et il soulève sur son passage un long panache de vapeur verdâtre...