Lecture des livres dont vous êtes le héros
20 Juillet 2015
Tout en chevauchant sur la route de Duadon, vous Inspectez les fontes de votre nouvelle monture. Vous commencez par découvrir un uniforme eldenorien et une grande cape huilée. Vous jetez l'uniforme dans le fossé, mais vous vous enveloppez dans la cape noire et vous l'agrafez sous votre cou, dissimulant ainsi vos vêtements Kaï tout en prenant l'apparence d'un cavalier ennemi. Cette précaution risque de se révéler des plus utiles à mesure que vous approchez du fief du Prince Lutha... Le reste du contenu des fontes se résume à ce qui suit : Assez de nourriture pour 2 Repas - 1 Masse d'armes - 1 Rouleau de corde - 1 Briquet à silex - 8 Lunes d'Argent (d'une valeur de 2 Pièces d'Or) - 1 Miroir.
Si vous souhaitez conserver un ou plusieurs de ces objets, n'oubliez pas de les inscrire sur votre Feuille d'Aventure. Au cours du reste de la journée, vous rencontrez sur la route plusieurs unités de fantassins eldenoriens, marchant pour la plupart vers l'ouest avec de longues piques sur l'épaule. Aucune ne cherche à vous arrêter, vous prenant pour un éclaireur en mission. Après avoir passé une nuit confortable dans le foin d'une grange déserte vous reprenez votre route aux premières lueurs du jour et vous atteignez les alentours de Duadon un peu avant midi. La capitale d'Eldenor est une ville laide et sinistre, dont les bâtiments de pierre grise portent les stigmates d'un état de guerre presque perpétuel. Les routes qui convergent vers les portes de la cité sont noires de troupes en mouvement, et vous vous retrouvez bientôt entraîné par le flot d'un grand corps d'armée montant vers les puissantes fortifications qui défendent la partie occidentale de la place. Les militaires qui vous entourent ont le visage dur, indifférent, de ceux dont les horreurs de la guerre ont fini par tarir les émotions. Alors que la morne troupe se déverse dans la ville par la porte de l'ouest, vous remarquez la présence sur les remparts d'un personnage drapé dans une ample robe rouge qui tient à la main un long bâton de métal argenté, et un désagréable frisson vous parcourt l'échiné lorsque vous réalisez qu'il s'agit d'un Druide de Cener. Le bâton est enveloppé d'une aura surnaturelle et vous ne tardez pas à comprendre qu'il l'utilise pour inspecter les soldats qui approchent, afin de s'assurer, entre autre, qu'aucun d'eux n'est contaminé par la peste. Tout à coup, le Druide sursaute et se met à courir le long du rempart pour aller faire sonner une cloche d'alarme. Quelques instants plus tard, une pesante herse de fer vient barrer le portail, faisant souffler un vent d'effroi sur les troupes bloquées à l'extérieur des murs. Vous levez les yeux vers le sommet des remparts et, cette fois, votre sang se glace dans vos veines, car le Druide pointe son bâton luisant droit sur vous ! Émergeant d'une poterne, une unité de gardes de la cité armés de lances et de filets plombés se fraient brutalement un chemin à travers la cohue affolée des soldats qui vous empêchent de battre en retraite. Arrivé à quelques mètres de vous, l'énorme sergent borgne et barbu qui conduit les gardes vous ordonne de jeter vos armes et de mettre pied à terre.
- Et plus vite que ça, chien ! gronde-t-il d'une voix très persuasive. Ou je t'arrache le foie pour le donner en pâture aux corbeaux !