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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Vous remontez l'avenue jusqu'au mur nord de la cité, où vous vous arrêtez pour lire une proclamation affichée sur la porte d'un relais de coche. Elle dit que la ville est soumise au couvre-feu et que le guet arrêtera quiconque se trouve dans la rue une heure après la tombée de la nuit. Vous vous apprêtez à partir quand, par le portail ouvert des écuries du relais, vous surprenez l'écho d'une discussion entre le maître de poste et un jeune palefrenier. Le garçon tient la longe d'une vieille jument dont l'antérieur gauche est estropié et son patron lui explique qu'il doit s'en débarrasser.

- Comment qu'tu veux qu'j'garde cette vieille carne, mon gars ? Elle m'rapporte même plus l'prix d'son fourrage, dit le propriétaire des lieux en secouant la tête. Allons, arrête de pleurnicher et conduis-la-moi au boucher ! Vous voyez de grosses larmes rouler sur les joues du garçon. Visiblement, il adore la vieille jument et ne supporte pas de la voir livrée au couteau du boucher. N'écoutant que votre cœur, vous vous approchez du maître de poste et vous lui proposez un marché :

- Écoutez, l'ami. Si j'arrivais à guérir cette bête de la boiterie, accepteriez-vous de me la céder ?

- Ah ça, elle est bien bonne ! Parce que vous vous croyez capable de faire des miracles ? ricane-t-il. Eh bien, étranger, je vous prends au mot : si vous pouvez la guérir, elle est à vous ! D'une voix douce, vous murmurez quelques mots à l'oreille de la jument pour la rassurer, puis vous promenez vos mains sur l'articulation de la jambe malade. Grâce à vos pouvoirs Kaï de guérison et de contrôle animal, vous régénérez ses tendons et ses cartilages usés par les ans et, au bout de quelques minutes, elle piaffe comme une jeune pouliche !

- Par la barbe des nains, j'en crois pas mes yeux ! s'exclame l'homme en contemplant l'animal avec stupéfaction. Finalement, on dirait qu'vous pouvez vraiment faire des miracles, étranger! Bon, j'ai qu'une parole : elle est à vous, avec la selle et le harnais-

Dès que la jument est harnachée, vous sautez en selle et vous dites adieu au maître de poste et au petit palefrenier qui pleure maintenant des larmes de joie.

- Si jamais vous cherchez du boulot, vous crie le bonhomme tandis que vous vous éloignez, y aura toujours une place pour vous ici !

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