Lecture des livres dont vous êtes le héros
29 Août 2015
La réunion achevée, Gwynian et Loup Solitaire vous conduisent à l'arrière de l'auberge dans une chambre où des vêtements et quelques objets vous attendent. Loup Solitaire vous dit d'ôter votre heaume et votre armure de bataille pour revêtir la tunique, les braies et le manteau verts de simple voyageur Kaï qui sont posés sur le lit. - Ne regrette pas ton armure, elle ne ferait que t'encombrer et te désigner à l'ennemi. Je ne connais pas de tenue plus efficace que celle-ci pour voyager en toute discrétion, fait observer Loup Solitaire en refermant la broche de votre manteau sous votre cou. Et crois-moi, pour arriver sain et sauf à Duadon, la discrétion sera, avec Ishir, ta meilleure protection et ton alliée la plus sûre !
Vos vêtements échangés, on vous laisse vous attabler devant un repas. Puis, après vous avoir recommandé de ne pas sortir de la pièce avant minuit, où vous entamerez votre mission, Loup Solitaire et Gwynian vous souhaitent bonne chance et prennent congé pour vous laisser vous reposer. Vous parvenez à grappiller quelques heures d'un sommeil tendu avant que Gwynian ne vienne vous réveiller, peu avant minuit. Le vieux sage vous fait sortir de la taverne par une porte de derrière et vous descendez à sa suite jusqu'à la berge de la rivière où vous trouvez, amarré à une barge, un petit voilier tout vermoulu et rongé de vermine. A première vue, le frêle esquif semble positivement hors d'état de naviguer mais, en l'inspectant de plus près, vous découvrez que cet aspect n'est que le fruit d'un habile camouflage, réalisé à l'aide de planches pourries et de lambeaux de toile pour lui donner l'apparence d'une épave. A bord, vous trouvez deux bons avirons et une réserve de nourriture et d'eau suffisante pour votre voyage jusqu'à Tekaro. Gwynian largue enfin l'amarre et vous souhaite une dernière fois bonne chance tandis que le courant vous emporte doucement dans la nuit. Les eaux de la Quarle sont assez rapides pour vous épargner d'avoir recours à la voile ou aux avirons et vous vous contentez de garder une main sur le gouvernail pour vous maintenir dans le courant qui vous emporte vers l'aval. Lorsque le jour se lève et vous permet d'évaluer votre position, vous constatez avec satisfaction qu'à l'allure où vous progressez, il ne devrait pas vous falloir plus de trois jours pour atteindre Tekaro. Cette première journée de voyage se déroule sans encombre, dans une quiétude bucolique qui vous laisse tout loisir d'apprécier la beauté des campagnes fertiles qui bordent la Quarle. Mais le deuxième soir, vous voyez se profiler dans le lointain ce qui ressemble fort à de premiers ennuis... Au détour d'une courbe de la rivière, vous découvrez dans le crépuscule naissant la silhouette d'un pont de pierre qui se dresse à un peu plus d'un kilomètre en aval. Il est illuminé par des rangées de torches fixées à ses parapets et des hommes d'armes sont postés à chacune de ses extrémités. Un coup d'œil sur votre carte vous indique que sur ce pont passe la route qui relie les villes de Woeld et de Tido. Magnifiant votre vision, vous notez que les soldats portent des pourpoints de cuir cloutés et des heaumes coniques frappés du cercle et de l'étoile d'Eldenor. Pour votre malheur, une sentinelle aux yeux d'aigle postée au milieu du pont aperçoit votre bateau et alerte ses camarades qui s'alignent aussitôt le long du parapet en bandant leurs arcs. L'un d'eux pousse un sifflement aigu à l'intention d'un deuxième groupe en marche sous les frondaisons des arbres qui bordent la rive droite. Vous blêmissez en voyant surgir à découvert les membres de cette troupe : des Vorkas ! Semblables à d'énormes lézards, ces créatures se meuvent avec une sinistre grâce. Un feu glacé brûle au fond de leurs cruels yeux en amande, et leur corps écailleux est accoutré de débris hétéroclites d'armures pris sur l'adversaire : cuirasses bosselées, plastrons de cuir moisis ou cottes de mailles déchirées. Comme votre embarcation se rapproche du pont, vous voyez les eldenoriens s'apprêter à tirer une première volée, et que l'extrémité de certaines de leurs flèches sont entourées de rouleaux d'étoupe huileuse qu'ils ont enflammés. Vous cherchez fiévreusement un moyen d'échapper à ces malencontreux archers et à leur cohorte de Vorkas, mais seuls les bois qui couvrent la rive gauche du cours d'eau semblent libres de toute présence ennemie.
Si vous souhaitez virer vers la rive gauche pour vous dissimuler sous les arbres.