Lecture des livres dont vous êtes le héros
23 Août 2015
Vous vous écrasez lourdement sur le pont, vos jambes se dérobent sous vos pieds et, étourdi par la force de l'impact, vous trouvez à peine la force de vous mettre à genoux. D'instinct, vous portez la main à votre arme. Vous vous sentez vulnérable et vous craignez que l'équipage de ce navire ne vous rejette par-dessus bord avant que vous n'ayez recouvré vos esprits. Mais, à votre grande surprise, c'est une série de vivats qui vous accueille. Votre fuite audacieuse pour échapper aux sbires de Seskétera a fortement impressionné l'équipage. Un colosse avec une crinière de cheveux gris vous soulève par le bras et vous aide à vous relever. Il vous rend quelques pièces d'or qui s'étaient échappées de votre bourse dans la chute et vous le remerciez chaleureusement de son assistance. Vous remarquez qu'il porte sur son pantalon bleu les cinq bandes rouges des capitaines de la marine marchande du Siyien.
- Vous avez dû sacrément voler dans les plumes de Seskétera pour qu'il lance ses troupes à vos trousses ! lance-t-il avec un sourire grinçant avant de se tourner vers l'équipage. Quelqu'un qui réussit une telle prouesse ne peut être franchement mauvais, n'est-ce pas les gars ?
Une nouvelle clameur s'élève en réponse. Manifestement, ces marins ne sont pas fâchés de quitter Ghol-Tabras et son tyran. Le capitaine abandonne la direction des manœuvres à son second et vous aide à rejoindre sa cabine où il vous sert une chope de bière syienoise particulièrement revigorante. En dépit de sa couleur vert-de-gris, ce breuvage se révèle délicieux et, tout en le dégustant, vous apprenez que vous êtes sur le Lutin des Mers, commandé par le capitaine Radyard. Il transporte une cargaison de laine et de tissu à destination du port de Masama, qu'il compte rallier dans huit jours. Il espérait vendre la moitié de la cargaison à Ghol-Tabras, mais les taxes exorbitantes et l'attitude des habitants l'ont poussé à repartir au plus vite. Son pays, le Syien, traite avec le Summerlund depuis des siècles. Radyard estime votre pays et son peuple et il se déclare fier d'avoir un de ses représentants à son bord. Vous le remerciez chaleureusement de son hospitalité mais vous vous sentez obligé de payer au moins le prix de la traversée.